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06/10/2012

le prix du rachat de l’or est libre

 

Comment expliquer les disparités sur les prix de l’or ?

Carole GROUESY : « Parce que le prix du rachat de l’or est libre. Il n’y a pas de barème. La difficulté pour le client est de bien analyser le prix au gramme qu’on lui propose, afin de pouvoir comparer ce qui est comparable. Il y a, par exemple, ceux qui affichent d’emblée le prix net, et ceux qui appâtent le client avec un tarif très intéressant au gramme mais qui parlent en or fin. Ce qui signifie qu’ils déduisent 25 % de grammage, du fait que les bijoux les plus traditionnels comptent 750 millièmes d’or (les fameux 18 carats) et 250 millièmes d’autres métaux.

D’autres déduisent aussi de leurs prix 10 % de pertes quand on fond l’or, puis leur marge. Beaucoup de clients ignorent également la taxe d’Etat de 8 % sur la plus-value. Du coup, des officines ne la paient pas. Ce qui leur permet d’offrir des prix plus compétitifs. Certains parlent encore en 24 carats, ce qui est désormais interdit et alors qu’on a très peu de bijoux de ce type. Tout cela fausse l’analyse que le client peut avoir et peut expliquer ces différences. On travaille beaucoup auprès de la Direction des fraudes et de la concurrence pour que certains effets d’annonces soient modifiés. Dans tous les cas, mieux vaut prendre le temps et aller voir plusieurs structures. »

Quelles sont les obligations incombant à l’acheteur ?

« Il doit tenir un livre de police, y décrire très précisément chaque bijou, avoir une balance homologuée estampillée d’une vignette où est marquée la date de vérification. Le client doit pouvoir y lire le poids. Quel que soit le montant, l’acheteur doit demander au vendeur sa carte d’identité et effectuer le paiement à son nom, qui doit être consigné dans le livre de police. Depuis le 1 er août 2011, l’acheteur doit aussi payer obligatoirement soit par chèque, soit par virement. Mais pas en liquide. L’idée est de réduire les braquages en bijouterie ou chez les particuliers. Les bijoux doivent aussi normalement être brisés devant le vendeur. Concernant la vente par correspondance, mieux vaut peser son produit avant. Concernant les pièces, beaucoup de critères entrent en compte. Mieux vaut aller voir un numismate plutôt que de vendre au poids. »

Aujourd’hui, n’importe qui peut s’improviser acheteur d’or. N’est-ce-pas là le problème majeur ?

« Effectivement, il suffit juste de faire une déclaration d’existence. On travaille avec le ministère de l’Intérieur pour encadrer ce marché et s’assurer que celui qui pratique ce métier est un vrai professionnel. On aimerait, par exemple, une obligation de formation. »

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