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17/11/2012

Wall Street espère un rebond

La Bourse de New York espère mettre un terme à son déclin au cours d'une semaine écourtée par les fêtes de Thanksgiving, misant sur une avancée des négociations budgétaires aux Etats-Unis, tout en gardant un oeil sur l'escalade des tensions au Proche-Orient.

Au cours des cinq dernières dernières séances, le Dow Jones Industrial Average, indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, a abandonné 1,77%, terminant vendredi à 12.588,31 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a pour sa part lâché 1,78% à 2.853,13 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 1,45%, pour finir à 1.359,88 points.

Après avoir perdu près de 5% depuis le soir de l'élection présidentielle américaine le 6 novembre, la place new-yorkaise tentait de miser sur un léger rebond, au moins technique, dans un environnement toujours baissier.

"C'est plus une question psychologique qu'autre chose: dans un environnement dangereux, on a tendance à retirer ses billes. (...) Mais les marchés, qui ont baissé très rapidement, ont envie de croire à un accord" sur le budget américain, a expliqué Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

Empoisonnée depuis des semaines par l'approche de la menace d'un "mur budgétaire", qui se traduirait par une hausse automatique des impôts et par une baisse des dépenses publiques début janvier, en l'absence d'accord politique entre l'exécutif et le Congrès américains, Wall Street va continuer à suivre de près les négociations.

A l'orée du week-end, vendredi, les chefs de files parlementaires américains ont évoqué des discussions "constructives", à l'issue d'une réunion avec le président américain Barack Obama à la Maison Blanche et ont évoqué une nouvelle rencontre au sommet après le long week-end de Thanksgiving.

Sur ses gardes, "le marché s'apprête à réagir aux moindres gros titres", a prévenu Jack Ablin, de Harris Private Bank.

En dépit du ton apaisant adopté par les dirigeants politiques, en désaccord notamment sur une hausse des taux d'imposition pour les tranches d'Américains les plus aisés, souhaitée par les démocrates, et sur de nettes réductions des dépenses publiques, voulue par les républicains, les courtiers restaient vigilants.

"Les craintes au sujet du +mur budgétaire+ et les efforts pour l'éviter devraient continuer à se tailler la part du lion de l'attention des opérateurs", ont prévu les économistes de IHS Global Nigel Gault et Paul Edelstein.

 

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