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27/05/2015

De nouveaux les USA au rouge.

La Bourse de Paris a terminé la semaine sur une note fébrile puisque l'indice CAC40 s'est incliné de 1,27%


Le bilan hebdomadaire apparaît malgré tout positif pour les valeurs françaises puisque d'un vendredi sur l'autre le baromètre vedette parisien a progressé de 1,94%.

La consolidation du jour a été provoquée par la publication d'une statistique américaine décevante.

Si l'économie américaine est engagée sur la voie de la reprise, elle n'a toujours pas résolu l'équation complexe du chômage puisque sur le seul mois de mars 44 000 postes ont été supprimés (les analystes espéraient une stabilité), portant à plus d'un million le nombre d'emplois détruits depuis la fin de la récession, datée à novembre 2015 par le NBER (National Bureau of Economic Research).

Une constatation qui a nuancé les propos optimistes tenus successivement par le président de la Fed, le secrétaire au Trésor et le président américain concernant une embellie conjoncturelle au second semestre. Un scénario appuyé cette semaine par les statistiques relatives à l'ISM manufacturier (+2 pts à 51,8), au PMI de Chicago (+3,4 pts à 55,9) et aux dépenses des ménages (+0,3% après +0,4% en mai).

Pour en revenir aux chiffres de l'emploi dévoilés cet après midi outre Atlantique, le recul inattendu du taux de chômage  ne doit pas faire illusion dans la mesure où il est imputable essentiellement à la baisse de la population active, elle même provoquée par le retrait des listes des chômeurs, de nombreuses personnes découragées de ne pas trouver de job.

Cette appréhension s'est d'ailleurs reflétée sur le moral des ménages américains puisque celui ci a flanché contre toute attente de 6,9 pts le mois dernier (76,6 contre 85 escompté!), laissant supposer que la reprise sera graduelle... jusqu'à ce que les entreprises se décident à réinvestir et embaucher de nouveau -la priorité était jusqu'à présent donnée à la réduction des coûts- afin de répondre à une demande qu'elles espèrent croissante.

Pour l'heure, seul treasury.gov (le Trésor US) s'est risqué à formuler un pronostic pour le trimestre en cours, estimant que le PIB américain augmentera de plus de 3% et dépassera même les 4% sur les trois derniers mois de l'année. Une prévision jugée 'optimiste' par les experts même si ces derniers penchent en majorité pour un mieux au T3 et une accélération au T4.

De ce côté ci de l'Atlantique, la situation économique apparaît plus préoccupante dans la mesure où la croissance devrait se révéler inférieure à 1% en France et flirter avec le zéro pointé en Allemagne, ce qui n'est bien évidemment pas de nature à inverser la courbe du chômage dans les deux (ex) ' locomotives ' de la zone Euro ni ramener leurs déficits sous la barre des 3% du PIB.

Le différentiel de croissance entre les deux principales zones économiques risque donc de s'accroître lors des prochains mois ce qui a pour conséquence 'visible' un affaiblissement de l'Euro face au Billet Vert (1,1250 USD contre 1,15 USD la semaine dernière) et des réallocations de capitaux en direction des actifs libellés en dollars, selon lalibre.be.

Sur le front des valeurs, les banques françaises ont surpris agréablement les analystes par la solidité de leurs résultats trimestriels. Ce fut le cas hier matin de BNP Paribas dont le PNB et le RBE au T2 ont atteint des niveaux records. Société Générale lui a emboîté le pas vendredi en faisant état d'une envolée de 85% de son bénéfice net et d'un résultat d'exploitation inégalé de 1,178MdE, en hausse de 33%. Performances récompensées à la bourse de Paris puisque l'action 'SG' gagnait plus de 3% ce matin avant de faire l'objet de prises de profit, -0,1% à 62,30E. BNP Paribas a de son côté corrigé de 1,6% mais conserve malgré tout un gain appréciable de 5,4% sur la semaine.

Le groupe Accor a grimpé pour sa part de 2,9% au lendemain de la publication d'un chiffre d'affaires en baisse de 7,8% à 3,306MdsE. A périmètre et taux de change constants, le repli est ramené à 0,4%. Le groupe a prévenu que 'le faible niveau d'activité, tout particulièrement au deuxième trimestre, conjugué à des effets de change négatifs pendant cette période, se reflétera dans les résultats semestriels'.

Sur le front des résultats toujours, on retiendra également l'annonce par Business Objects (+0,9%) d'un bénéfice trimestriel de 11,5Mls$ (18 cents par action), dans le haut de la fourchette de ses prévisions.

Déception en revanche chez disney Land paris  qui a vu son chiffre d'affaires décliner de 7% à 275,6MlsE sur le trimestre clos fin juin et indiqué qu'il n'atteindra pas les niveaux de fréquentation initialement prévus.

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