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15/04/2014

Grandes écoles ou universités, comment choisir

La France est le seul pays à avoir un enseignement supérieur double. Heureusement des passerelles existent entre les deux systèmes.

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L'université, c'est l'école de la débrouille et de l'autonomie. Des qualités non négligeables dans le monde du travail. Mais c'est aussi un monde fait d'anonymat lors des premières années. Il n'y a certes pas de sélection à l'entrée mais l'«  écrémage  » y est massif puisque près de 40 % des étudiants échouent en premier cycle. Il faut fournir beaucoup de travail personnel et rester organisé pour ne pas s'enflammer devant le faible nombre d'heures de cours. Les professeurs, qui donnent cours à des centaines d'étudiants ne sont pas toujours très accessibles.

Le choc est d'autant plus grand que les lycéens ont été très entourés. Beaucoup évitent ce premier cycle de tous les dangers en s'inscrivant en classe préparatoire littéraire, par exemple. Même si la plupart partent ensuite à l'université.

Contrairement aux idées reçues, les débouchés ne sont pas inexistants. Pour la finance, le droit, l'université est incontournable. C'est la référence de ceux qui se lancent dans la recherche ou l'enseignement. Une fois passées les premières années hasardeuses, certaines formations font concurrence aux écoles : les masters de sciences et techniques comptables et financières (MSTCF), instituts universitaires professionnalisés (IUP), méthodes informatiques appliquées à la gestion (Miage), IAE (institut d'administration des entreprises), et autres diplômes spécialisés sont concurrents en termes de débouchés d'une ESC «moyenne».

La possibilité de préparer son diplôme en apprentissage, formule en pleine expansion, est le gage d'un lien étroit avec les professionnels. Autre avantage, ces masters sont peu onéreux alors que des formations équivalentes peuvent coûter parfois jusqu'à 10 000€, selon letudiant.fr.

 

Bons taux d'insertion des écoles

Avec la classe prépa suivie de l'école de commerce ou d'ingénieur, le lycéen ne sort pas du confort d'un établissement scolaire. Entouré par de nombreux professeurs, bénéficiant de beaucoup d'heures de cours, il a droit à plus d'attention qu'un étudiant d'université. Logique : l'État investit le double dans un étudiant en prépa.

Le rythme de travail y est soutenu. Selon une enquête de l'observatoire de la vie étudiante, une jeune « taupe » travaille en moyenne 59 heures par semaine. Alors que le contenu de la prépa reste très généraliste, les écoles préparent directement à la vie active : des professionnels sont systématiquement associés à l'enseignement. L'avantage réside dans la facilité plus grande, à faire des stages et à partir à l'étranger : les écoles disposent d'un réseau d'anciens élèves et de bureaux des stages balbutiants dans les universités.

Autre avantage, la majorité des cadres dirigeants français sont issus des grandes écoles type HEC ou Sciences Po et méconnaissent souvent l'université. Ils sont naturellement enclins à recruter des étudiants issus du même moule de formation. L'insertion professionnelle des diplômés d'écoles est excellente. Selon la conférence des grandes écoles, 76 % d'entre eux trouvent un emploi moins de six mois après la sortie.

Ls grandes écoles sont considérées comme plus « efficaces » que les universités.

Trois critiques récurrentes toutefois : la cherté des études et le fait que ces écoles seraient élitistes, ce qui favoriserait l'« individualisme » et ne serait pas « épanouissant ». Ils craignent aussi qu'elles ne soient pas en phase avec le modèle européen de l'enseignement supérieur, le LMD (Licence Master Doctorat).

19/10/2013

TENDANCE Le maquillage pris sur le vif


Exit les couleurs délavées, le make-up affiche ce printemps sa bonne mine, avec des tons fruités et gourmands. Mais prudence dans l'application...


Les collections printemps-été envahissent les boutiques avec leurs cortèges d'envies : des tons frais, des harmonies colorées, des visages radieux et bronzés. Et, c'est connu, dès que le soleil pointe le bout de ses rayons, le maquillage se métamorphose. Si la grande tendance est au «nude», c'est-à-dire au make up minimaliste et naturel, un challenger de poids fait son apparition cette saison : la couleur. Un parti pris de tons juteux, gourmands et sensuels, «amorcé timidement l'année dernière et qui prend aujourd'hui de l'ampleur», explique Linda Cantello, directrice artistique de yslbeauty.fr.


De la couleur, donc, aux accents tropicaux. «Les variations de turquoise tiennent le haut du pavé, explique Lyne Desnoyers, maquilleuse M.A.C. Les verts sont aussi très présents avec des tons amande lumineux ou émeraude. Quant aux couleurs abricotées – corail, pêche, nectarine –, elles évincent le rose flashy.» Un duo turquoise-ambré qui se taille donc la part belle mais n'exclut pas les lilas, lavandes et jaunes soutenus. «Exit les couleurs délavées ou diaphanes, poursuit la make-up artiste. Mais le registre franc réclame de la précision dans l'application.»


Le teint est très soigné et, surtout, aux antipodes du visage ultrabronzé de ces dernières années. La tendance brésilienne qui sévissait depuis au moins six saisons est reléguée aux oubliettes. «Le hâle extrême laisse place au «baiser du soleil», remarque Tom Pécheux, maquilleur créateur pour Shiseido. La peau est caramel, légèrement dorée.» «C'est le fameux bronzage urbain, aux tonalités de miel, renchérit Lyne Desnoyers. L'autre option ? Le visage porcelaine.»


La texture se situe dans un subtil entre-deux : ni trop nacrée, ni trop mate, et très crémeuse. Bref, appétissante. Mais même s'il ne se prend pas au sérieux, ce maquillage ludique et joyeux doit pourtant être abordé avec rigueur. Car, avec ces teintes franches, le faux pas n'est jamais loin. Toutes les astuces et règles incontournables pour oser la couleur avec élégance.

16/10/2013

la délocalisation des services informatiques.

Les délocalisations ne frappent pas seulement les usines et des métiers comme le textile et l'électronique. Les services sont également de plus en plus touchés. En particulier l'informatique. Un nombre grandissant d'entreprises américaines et européennes confient la gestion de leur système d'informations à des prestataires spécialisés au nom de l'efficacité économique. Certaines n'hésitent pas à faire exécuter des tâches en Inde.


Un emploi sur dix dans l'industrie informatique américaine devrait être transféré vers des marchés émergents d'ici à la fin de 2015 et En Europe 1,2 million de postes pourraient disparaître d'ici à 2020, principalement dans les secteurs financiers et informatiques. Exprimé en dollars, le montant des délocalisations devrait passer à 24 milliards à l'horizon 2017 pour les seuls services informatisés.


Le sujet inquiète d'autant plus les pouvoirs publics américains et européens qu'il s'agit d'emplois qualifiés. Et certains redoutent que les laboratoires de recherche soient à leur tour touchés. Au nom d'une logique très simple : il est difficile de séparer la production et la recherche.


Le débat fait d'autant plus rage sur le danger des délocalisations que les avis sont très partagés sur l'ampleur de ce mouvement. Le gouvernement français multiplie les mesures pour tenter de retenir en France les emplois menacés. La stratégie du gouvernement est de maintenir la France tout particulièrement attractive dans certains domaines clefs qui sont importants pour l'avenir de la France en termes d'emplois, de stratégie et de technologie. Une série de mesures pour lutter contre ce mouvement et favoriser les relocalisations devrait reposer pour l'essentiel sur des crédits de taxe professionnelle, des crédits d'impôt, des exonérations fiscales et des allégements de charges.