Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

04/12/2012

La Bourse de Paris attendue en légère baisse, dans le sillage de Wall Street

 

La Bourse de Paris devrait ouvrir en légère baisse mardi, dans le sillage de Wall Street la veille, à l'orée d'une séance pauvre en rendez-vous et sur fond d'incertitudes quant aux discussions budgétaires aux Etats-Unis.

Le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 0,13% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance.

 

La veille, l'indice parisien a gagné 0,26% à 3.566,59 points. Il a nettement ralenti le rythme en fin de journée en raison d'un indicateur américain décevant et après avoir atteint un plus haut depuis août 2011 en séance.

De son côté, Wall Street a terminé en baisse. Le Dow Jones a lâché 0,46% et le Nasdaq 0,27%.

Le marché parisien, qui a repris 6,7% depuis mi-novembre, devrait profiter du recul de la Bourse de New York pour marquer une pause mardi dans les premiers échanges.

La journée s'annonce en outre dépourvue de tout indicateur majeur, si ce n'est les chiffres du chômage pour novembre en Espagne.

"Comme c'est désormais la règle, le marché réagira surtout à toute nouvelle concernant le +mur budgétaire+ (américain, NDLR)", estime Cameron Peacock, analyste chez IG.

Les Etats-Unis sont confrontés à la menace d'un "mur budgétaire", une cure d'austérité forcée qui s'imposera au pays début janvier si républicains et démocrates ne parviennent pas à s'entendre.

Pour l'heure, l'incertitude domine parmi les investisseurs sur le sujet, en l'absence d'avancées notables.

 

Les cours du pétrole reculent.

(awp/afp) - Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse lundi à New York, mais en baisse à Londres, à l'issue d'une séance en dents de scie, des indicateurs mitigés aux Etats-Unis freinant le regain d'optimisme des courtiers après une bonne statistique chinoise.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier a gagné 18 cents à 89,09 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a cédé du terrain, terminant à 110,92 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 31 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Après une ouverture en nette hausse, les prix du brut new-yorkais se hissant brièvement au-dessus du seuil psychologique de 90 dollars, le marché du brut s'est incliné à la suite de l'annonce d'une baisse de l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis en novembre, après deux mois de hausse.

"La réaction s'est d'abord fait sentir sur le marché des actions, à Wall Street, avant de se répercuter sur les prix du pétrole", a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

L'ISM manufacturier a reculé de 2,2 points par rapport à octobre pour s'établir à 49,5% alors que la prévision médiane des analystes le donnait en baisse, mais à 51,2%, bien au-dessus de la barre de 50,0% qui marque la frontière entre augmentation et contraction de l'activité.

"Un tel ralentissement de l'activité manufacturière indique la présence de vents contraires" pour l'économie américaine et "cela fait craindre le pire pour la demande" en produits pétroliers, a poursuivi l'expert.

La publication de la plus forte hausse en cinq mois des dépenses de construction aux États-Unis en octobre n'a réussi que partiellement à calmer ces craintes.

Cependant, en Chine, les courtiers anticipaient une hausse de la demande au sein de la deuxième économie mondiale après l'annonce lundi par la banque HSBC de la première expansion en treize mois de l'activité manufacturière chinoise, a relevé Phil Flynn, de Price Futures Group.

Dans la matinée, les cours du brut avaient également profité de la bonne tenue des marchés financiers européens qui saluaient une demande d'aide formelle par l'Espagne pour restructurer ses banques et le lancement d'une opération de rachat par la Grèce d'une partie de sa dette souveraine.

Le marché restait d'autre part très attentif aux derniers développements des négociations budgétaires à Washington.

Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a déclaré dimanche qu'il n'y aurait pas d'accord au Congrès sur le budget sans augmentation des impôts pour les plus riches, ce qui est jugé inacceptable par les républicains qui ont qualifié ses propositions de "pas sérieuses".

De plus, "les tensions géopolitiques contribuent" à tirer les prix du baril vers le haut, ont estimé les experts de Commerzbank, notant que les incertitudes au Proche-Orient ou dans le dossier iranien alimentaient les craintes de perturbations de l'offre de brut dans la région.

29/10/2012

L'or ne baisse pas malgré la hausse du dollar US

Forexpros - Les options sur l'or ont tenu bon ce lundi matin, tandis que les incertitudes budgétaires de la Grèce et de l'Espagne continuaient à pousser les investisseurs dans les bras relativement rassurants du dollar U.S.

Elles gardaient cependant la forme grâce aux rumeurs d'accommodements supplémentaires de la part de la Banque du Japon, qui filaient bon train dans l'expectative de sa prise de cap du 30 octobre.

Sur la section Comex de la bourse aux matières premières de New York, les contrats sur l'or à échéance pour décembre se sont échangés à 1 711.65 USD de l'once en début de séance européenne, n'affichant quasiment aucune évolution.

Ils avaient précédemment touché le fond à 1 USD, leur pire cours depuis , avec % d'augmentation.

Ils avaient précédemment oscillé dans une bande étroite située entre 1 717.85 USD, leur meilleur cours journalier, et 1 688.85 USD, leur pire, après avoir plongé le 24 octobre à 1 699.65 USD, leur valeur la plus faible des sept semaines écoulées.

Les chances étaient grandes de les voir trouver du soutien à 1 688.85 USD, leur plancher du 7 septembre, et rencontrer de la résistance à 1 731.25 USD, leur plafond du 22 octobre.

Le volume des échanges avait pour sa part toutes les chances de rester réduit, en raison de la première fermeture impromptue des marchés américains depuis septembre 2001, alors que le nord-est des États-Unis se trouvait sous la menace de l'ouragan Sandy.

La chute de prix était survenue alors que l'euro se rapprochait d'un creux de trois semaines face à son homologue américain, l'indice dollar, reflétant les performances du billet vert par rapport à un panier constitué de six de ses principaux rivaux, grimpant de 0.27% de son côté pour se situer à 80.32, aux abords d'un pic de sept semaines.

La force de la monnaie des Etats-Unis nuit généralement à l'or, les matières premières aux prix libellés en dollars se retrouvant plus coûteuses pour les détenteurs d'autres devises, diminuant ainsi leur attrait en tant qu'investissement alternatif.

La nervosité restait à l'ordre du jour, à l'affût de signes qui montreraient que l'Espagne s'apprêterait enfin à recourir à la bouée de sauvetage tendue par ses partenaires régionaux et ainsi activer le plan de rachat d'actifs par la Banque Centrale Européenne.

Les doutes concernant la capacité de la Grèce à remplir les objectifs de réduction des déficits imposés par la troïka des bailleurs de fonds s'étaient aussi trouvés renforcés par le chef de l'opposition nationale, déclarant que son parti voterait contre les mesures allant dans ce sens devant être proposées cette semaine au parlement.

Le métal jaune gardait cependant des partisans, les regards se tournant vers le conseil d'orientation de la banque centrale nippone de demain, dans l'expectative de nouveaux assouplissements de sa part.

De telles possibilités lui profitent généralement, car il est considéré comme un accumulateur de valeur sûr, et un rempart contre l'inflation.

Ses spécialistes voyaient aussi leur attention captée par l'étude sur la masse salariale non agricole des Etats-Unis de vendredi prochain, après que le taux des demandeurs d'emploi nationaux soit descendu sans crier gare de 8.1 à 7.8% en septembre.

Les inquiétudes au sujet de la reprise économique américaine demeuraient pour leur part présentes malgré la bonne surprise concernant la croissance du pays dévoilée lors de la journée de cotation précédente.

Le département d'état au commerce des Etats-Unis avait en effet rapporté vendredi que l'économie nationale avait réalisé une expansion de 2% de début juillet à fin septembre, dépassant légèrement les 1.9% espérés grâce à un renforcement des dépenses des consommateurs, prolongeant ainsi les 1.3% du trimestre précédent.

D'un point de vue technique, la descente pourrait se poursuivre à court terme après que les prix aient échoué à franchir la barre psychologique des 1 800 USD en début de mois.

Ils avaient ainsi établi le 5 octobre un sommet des 11 mois écoulés à 1 798.05 USD, encouragés par l'espoir que les décideurs des principales banques centrales procèdent à des accomodements afin de donner un coup de fouet à une économie internationale en berne.

Les futures sur l'argent pour décembre ont par ailleurs glissé de 0.3% pour chuter à 31.93 USD de l'once, et celles sur le cuivre à échéance identique ont laissé échapper 0.75% pour se retrouver à 3.522 USD la livre dans le même temps.