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01/11/2012

Les défis du secteur de l'or qui attendent le gouvernement Sud Africain

un interessant article qui jette des lumières sur le futur du secteur minier en Afrique duSud, rappelons que des greves a repetition mettent en danger la survie des entreprises etrangères qui exploitent ces filons.
 
 

 

La révision des contrats miniers annoncée par le ministère de l’Energie et des Mines viendra-t-elle à bout des problèmes du secteur ? En attendant, la destruction de l’environnement, des moyens de subsistance des communautés locales et l’opacité autour des revenus continuent d’assaillir le secteur.

 

En 2009, le premier lingot d’or a été extrait des entrailles de la mine de Sabodola. Après la phase d’exploration, place à celle de l’exploitation. Dans la programmation, 5 tonnes d’or doivent être tirées du sous-sol chaque année. « C’est un secteur qui a fait un bon en avant à partir de 2005 en termes d’expérience de terrain », selon Ibrahima Sory Diallo, le secrétaire exécutif de l’Ong La Lumière. Toutefois, « les impacts positifs comme négatifs sont à reconsidérer ». Du point de vue des impacts positifs, les populations à la base et au niveau national attendent toujours de voir les retombées réelles de l’exploitation de l’or. La question de la sécurité des populations autour des opérations minières est toujours au cœur de leurs préoccupations. L’eau, l’air et le sous-sol sont pollués. « Le cadre de vie est affecté. Forcément la santé des populations est également affectée », déplore M. Diallo. Il poursuit : « Les populations locales sont en train de perdre tous les jours leurs moyens de subsistance : les champs agricoles, les pâturages, les bêtes et même les sites d’exploitation artisanale ». Moussa Bâ, le coordonnateur régional du programme de gouvernance des industries extractives en Afrique de l’Ouest de Oxfam America affirme : « les compagnies minières respectent les droits des communautés dans leurs pays d’origine. Il n’y a pas de raison qu’elles ne les respectent pas dans nos pays ». Il faut sortir des schémas « paternalistes » des compagnies minières. « Chaque compagnie fait sa petite école sans qu’on ne sache combien a été investi et la durabilité des infrastructures », explique-t-il. Encore que le plan social et environnemental, s’il est mis en œuvre l’est « de façon très timide ». Selon Ibrahima Sory Diallo, au lieu d’enrichir les populations, l’exploitation minière les enfonce davantage dans la pauvreté. « C’est un véritable problème », dit-il. D’où les conflits récurrents entre les populations et les sociétés minières. On se rappelle encore la gestion décriée du fonds social minier qui avait fait sortir les jeunes de Kédougou dans la rue en décembre 2008 pour manifester contre l’opacité autour de ce fonds. Les manifestants s’étaient transformés en émeutiers brûlant tout sur leur passage.

 

Les édifices publics tels que le tribunal, l’inspection d’académie, la préfecture, entre autres, avaient fait les frais de la furie des manifestants. Une mise à sac qui avait occasionné la destruction des archives de l’administration. Depuis cette année, la société civile n’est plus associée à la gestion du fonds social minier. Elle est exclue de la gestion puisqu’elle portait l’information au public, renseigne Ibrahima Sory Diallo également coordonnateur national de la coalition des organisations de la société civile sur la gouvernance des ressources minières du Sénégal. « Depuis les émeutes de Kédougou, les choses se sont calmées, mais la gestion du fonds est toujours secrète. Les sociétés minières disent qu’elles versent tous les mois les sommes dues ». Il ajoute : « On a traversé deux années sans que les autorités locales ne perçoivent leur part de la rente minière. Alors que la clé de répartition a été faite. Il y a des manquements dans l’application des dispositions règlementaires et législatives ». Toujours selon Ibrahima Diallo : « Dans le cas de Sabodola, nous apprécions que la Société ait commencé à réfléchir sur un plan de fermeture mais nous ne sentons pas la mise en œuvre du plan de gestion environnemental et social. Nous invitons les nouvelles autorités à procéder à un audit environnemental et un audit de la mise en ouvre du plan social. Ce volet est important en ce qu’il garantit la sécurité des populations. Le décret sur le fonds de péréquation a été pris en 2009 ».

 

Les nouvelles autorités, à travers le ministère de l’Energie et des Mines, annoncent plus de justice et de transparence du secteur par le bais de la révision des contrats et de l’adhésion à l’Initiative de Transparence dans les industries extractives (ITIE). Mais, le « calcul économique » qui est à l’origine des contrats est « désuet », d’après M. Ba. En effet, le cours de l’or sur le marché ne cesse de grimper. A ses yeux, ne serait-ce que pour cette raison, les contrats doivent être revus. Il ajoute que « toutes les conditions sont réunies pour réviser les contrats. Les lois ont également changé par conséquent les contrats doivent être révisés pour être conformes à la loi ».

 

La Directive de la Cedeao de 2009 est venue recadrer le respect des droits des communautés en exigeant en amont des activités d’exploitation des compagnies minières que des études d’impact soient effectuées. Déjà en 2003, le président de la République, Abdoulaye Wade avait fait adopter un nouveau Code minier dans ce sens. D’où de nombreux points communs entre le Code minier du Sénégal et la Directive de la Cedeao.

 

« Il faut reconnaitre quand même qu’au niveau national, des avancées très importantes ont été notées sur le plan politique dont la Directive de la Cedeao très sensible sur la protection de l’environnement et des droits humains ». Et d’ajouter : « Il y a aussi l’adhésion du Sénégal à l’ITIE qui est presque une réalité ». Ces dispositions politiques et réglementaires favorisent un cadre d’échanges entre les acteurs. Ce cadre permet, au-delà des questions d’ordre national de poser les problèmes des communautés. « Nous pensons que ces révisions vont dans le sens de protéger les intérêts nationaux ou les renforcer », espère le secrétaire exécutif de l’Ong La lumière. Reste l’application sur le terrain. Celle-ci fait souvent défaut. « Les acteurs de terrain que nous accompagnons sont encore très déçus », selon M. Ba. Sur le terrain, la loi n’est pas rigoureusement respectée, confirme le secrétaire exécutif de La Lumière.

 

L’espoir réside dans les perspectives d’adhésion du Sénégal à l’ITIE pour que les intérêts nationaux soient préservés, pour qu’aussi les revenus tirés de l’exploitation minière soient connus de tout le monde. L’accès à l’information sur les productions réelles et les revenus restent plus que jamais d’actualité. Que gagnent finalement les communautés locales et l’Etat des énormes richesses tirées de leur sous-sol ? « Les revenus tirés par l’Etat sont contenus dans le budget mais pas de façon désagrégée ». La décision d’aller vers l’ITIE va régler tout ce problème selon Ibrahima Sory Diallo.

 

Le processus d’adhésion à l’ITIE est déjà en marche et semble avoir atteint un point de non retour. « A l’heure actuelle, le Sénégal a déjà adressé un courrier officiel au secrétariat de l’ITIE. La Banque mondiale a recruté quelqu’un pour accompagner le processus », renseigne M. Diallo. D’après lui, au moins 3 réunions, comprenant l’Etat, les sociétés minières et la société civile ont été tenues sur le sujet. Chaque partie désigne ses membres au sein du group multipartite. Ensuite un décret consacrant l’existence de ce groupe sera alors pris par le chef de l’Etat.

 

Les acteurs sur le terrain peinent toujours à s’avancer sur les revenus miniers. A terme, l’adhésion à l’ITIE, espèrent les acteurs, fera sauter ces clauses de confidentialité qui justifient une telle opacité autour de l’accès à l’information. Le gouvernement fixe le cap de 2014 comme point d’achèvement à la candidature à l’ITIE. Il n’empêche que l’Etat a le devoir, entretemps, de révéler au public les montants perçus à titre de royalties et de taxes.

Les chinois repondent aux accusations de contrefaçon des lingots d’or.

 

 

 les chinois ont démenti ce mardi les rumeurs selon lesquelles 40 pour cent des lingots d’or vendus en Chine sont des faux, et que seulement 2 pour cent des lingots d’or testés sont des faux.

 

Selon Zhu Demao, le directeur du Centre d’essai de l’or et des bijoux de la province du Jiangsu, dans une déclaration au « Global Times » ce mardi. »La plupart  des problèmes de contrefaçon proviennent du marché noir  et contiennent des métaux tels que le cuivre, l’iridium ou le tungstène« 

 

Le buzz sur internet est parti  d’un Tweet  d’une personne qui avait acheté un lingot d’or de 1 Kilo a la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC), puis découvrit que le lingot  contenait de l’iridium après avoir testé sa pureté dans un établissement autorisé à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu.

 

Dans son message, il affirme que 40 pour cent des lingots d’or vendus en Chine sont mélangés avec des métaux, tels que l’iridium ou le tungstène.

 

 

 

 

31/10/2012

les lingots d’or sont victimes de contrefaçon

- Des faux lingots, fourrés au tungstène, ont été détectés dans le monde. Le phénomène serait toutefois marginal et toucherait plus les investisseurs institutionnels que les particuliers, précisent les experts.

Début 2010. Le monde de l’or est secoué par le reportage d’une chaîne allemande dans lequel un employé de WC Heraeus, l’un des plus grands affineurs d’or d’Europe, montre à la caméra un lingot de 500 grammes… qui est en fait un lingot de tungstène. Ce métal, connu pour avoir presque la même masse volumique que l’or, a en fait été simplement plaqué or

 

Depuis, plusieurs autres cas de lingots au tungstène ont été médiatisés. En mars dernier, un négociant de métaux précieux anglais à eu la mauvaise surprise de découvrir que son lingot d’or d’un kilo, qui lui avait été fourni avec un certificat de la très réputée fonderie suisse Metalor.com, était fourré au tungstène. L’opération avait consisté à remplacer le cœur du lingot par cinq tiges de ce métal. Ces fines barres représentaient 30 à 40% du poids total du lingot. Le spécialiste a flairé la supercherie lorsqu’il a découvert que son lingot affichait 998 grammes au lieu de 1 kilo...

Le scandale de la contrefaçon est réapparu en septembre dernier sur la célèbre 5e avenue de New York. Un revendeur d’or de Manhattan avait acheté à son fournisseur traditionnel pour 100.000 dollars de lingots. Ces derniers étaient estampillés du sceaux de PAMP, l’une des fonderies suisses les plus réputées. Dans le doute, ce dernier a percé son lot pour s’apercevoir du fait qu’il s’agissait de faux: les lingots étaient constitués à 95% de tungstène, caché sous une fine couche d’or:

«Il n’y a eu que très peu de cas de ce type. Pour moi, c’est même de l’intox», lance Charles Sannat, directeur des études économiques pour AuCoffre.com, spécialiste de la vente en ligne de pièces d’or. «Cela n’a pas de sens de faire des faux sur de l’or d’investissement (représenté par des mini lingots de quelques grammes à 1 kilo, ndlr). C’est techniquement très compliqué. Il faut savoir que le tungstène ne fond qu’à une très haute température, supérieure à 3000 degrés. Aujourd’hui, il n’y a que 16 usines dans le monde qui ont la capacité de le faire. Ce n’est pas à la portée de tout le monde et notamment de faussaires qui s’amuseraient à fourrer des petits lingotins. Ça ne vaut pas le coup», explique ce dernier. «Selon moi, ce n’est qu’à la portée d’industriels majeurs ou d’États, et ce sont les barres des banques centrales qui sont les plus touchées. Aujourd’hui, on estime qu’il y a 1,5 million de lingots de 12-13 kilos qui seraient faux».

Des faux lingots ont été retrouvés dans les coffres de Hong Kong il y a quelques années. Les numéros de série remonteraient à Fort Knox, là où sont stockées les réserves d’or américaines. Depuis, les rumeurs convergent vers les Etats-Unis. En 2009, Rob Kirby, éditorialiste de Goldseek.com et réputé pour sa connaissance du secteur, avait affirmé que 16.000 tonnes de faux lingots fourrés au tungstène auraient été fabriqués sous l’administration Clinton et certains d’entre eux introduits sur le marché international dans le but d’agir sur la demande d’or et soutenir le cours du dollar. Les rumeurs ont été assez fortes pour pousser le républicain Ron Paul, membre du Congrès, à demander l’an dernier un audit pour vérifier la pureté du stock entreposé à Fort Knox. Aucune réponse ne lui a pour l’instant été fournie. «Ce ne sont que des rumeurs, il n’y a pas de preuves tangibles, mais les faisceaux convergent vers les Américains», confie Charles Sannat.

«Il ne faut pas s’inquiéter»

 

Ce lingot d’1 kilo, fourré au tungstène, a été découvert en Grande-Bretagne. Crédits photo:

Malgré les rares cas détectés, le doute s’installe aussi dans l’esprit des investisseurs particuliers, à l’heure où l’or est présenté comme la valeur refuge par excellence. De plus en plus de forums de discutions mettent en garde contre le risque de tomber sur des «fake». «Ces histoires créent un climat de paranoïa dans l’esprit des investisseurs. Mais il ne faut pas s’inquiéter. L’affaire des lingot fourrés c’est un peu comme le monstre du Loch Ness, en tout cas au niveau des particuliers: personne n’en a jamais vu!», explique le professionnel.

Plusieurs sites recommandent de faire tester les lingots par ultrason pour en vérifier la pureté car au regard des caractéristiques du tungstène (voir encadré), les tests de base de densité et de rayon X ne suffisent pas. «On sait comment ne pas se faire piéger sans avoir à couper le lingot en deux. Certains appareils comme le Phasor de General Electric permettent pour quelques milliers d’euros d’avoir la certitude que votre lingot est un vrai. Mais pas de raison de faire systématiquement tester ses lingots si ceux-ci ont été fabriqués avant 1995», explique-t-on chez Aucoffre.com. «Et si les investisseurs ont vraiment peur, mieux vaut passer aux pièces, surtout quand les primes sont faibles comme c’est le cas aujourd’hui. Celles-ci sont difficiles à fourrer au tungstène et les faux sont très facilement détectables», conseille Charles Sannat. «Et surtout, acheter de façon officielle. Autrement, on s’expose à des fraudes. Il n’y a aucune manière de se protéger à 100% mais on peut prendre un maximum de précaution».

Le tungstène entre dans la catégorie des métaux rares. Sa production est presque entièrement dominée par la Chine (80%). Ce métal a l’un des plus hauts point de fusion (3422 °C) de tous les métaux et il a la caractéristique d’avoir la même masse volumique que l’or. Il trouve ses débouchés dans l’automobile, l’industrie minière et pétrolière sans oublier les nouvelles technologies, comme la téléphonie mobile et la fabrication d’écran LCD. Son utilisation est presque incontournable dans l’industrie, ce qui a poussé le British Geological Survey à le placer dans le peloton de tête des métaux les plus stratégiques des années à venir. Le tungstène suscite donc les convoitises. IMC International Metalworking, qui fait partie de l’empire Berkshire Hathaway, propriété du milliardaire Warren Buffett, a ainsi investi 80 millions de dollars cette année dans une mine sud-coréenne. Les tensions sur l’offre poussent les prix à la hausse: en trois ans, le prix du kilo de tungstène est passé de 18 à 45 dollars. Cela reste largement plus accessible que l’or, dont le prix est actuellement de 55.818 dollars le kilo.