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20/10/2012

investir dans des lingotins de 5,10 et 20g

 

 

Un article de Boursier.com

En complement d'information de :

nouvelle gamme de lingotins de 5 grammes, 10 grammes et 20 grammes

L'or a le vent en poupe. En hausse continue depuis 2000, le métal jaune s'est apprécié de plus de 500% en l'espace de 12 ans ! Au cours de la même période, le CAC40 affiche un repli de 40%... Et tout laisse à penser que la tendance haussière de la relique barbare devrait se poursuivre. Les diverses politiques d'assouplissement monétaires mises en places par les grandes banques centrales, FED en tête, tendent en effet à soutenir l'or. Valeur refuge par excellence, le métal précieux est également considéré comme un bouclier efficace contre l'inflation alors que les Banques Centrales font tourner la machine à billets. Ces dernières n'hésitent d'ailleurs plus elles-mêmes à acheter des lingots afin de diversifier leurs réserves de devises.

La crise aidant, de plus en plus d'investisseurs choisissent ainsi de placer une partie de leur argent sur le métal précieux. Pour ce faire, les investisseurs ont le choix entre diverses options : trackers, ETF, fonds spécialisés, action de sociétés aurifères ou encore l'or physique. CPoR Devises, établissement de Crédit, premier intervenant sur le marché du change et de l'or physique aux fins d'investissement en France, a saisi le filon pour lancer divers produits associés au métal jaune. En 2010, la société détenue à hauteur de 80% par Tessi lance la gamme "Lingotin Or", soit quatre petits lingots de 50g, 100g, 250g et 500g d'or fin. Depuis cette date, et alors que l'Once CPoR est venue compléter la gamme en 2011, ce sont 45.000 unités qui ont été achetées, soit plus de 4,7 tonnes d'or fin.

Un engouement que la société explique par l'intérêt croissant des épargnants pour l'or. De plus en plus d'investisseurs souhaitant être exposés au plus près aux variations du métal optent pour ces lingotins. Des produits qui ne présentent pas de risque de contrepartie ni de risque émetteurs, souligne François Lassus, directeur de la communication externe chez CPoR Devises. Pour satisfaire l'appétit des épargnants pour l'or physique et rendre l'or accessible à tous, CPoR Devises annonce le lancement, le 23 octobre, de 3 nouveaux lingotins de respectivement 5g, 10g et 20g. Des produits cotés quotidiennement, et qui bénéficient à la fois des atouts de l'or investissement et de la disponibilité de l'or physique.

l'or fléchit

Un intéressant article de: Revue Hebdo.

L'or, comme les autres métaux précieux, a vu son prix de nouveau fléchir cette semaine alors que se dissipe l'enthousiasme suscité en septembre par des mesures de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour soutenir l'économie, après une série d'indicateurs encourageants aux États-Unis.

OR

Le cours de l'or, qui avait atteint début octobre un sommet depuis onze mois à près de 1800 dollars l'once avant de battre en retraite, a accentué son recul cette semaine, glissant lundi à 1728,85 dollars, au plus bas depuis 5 semaines, avant de rester cantonné les jours suivants dans une fourchette étroite.

«L'euphorie qui avait suivi (mi-septembre) le lancement du nouveau programme d'assouplissement monétaire de la Fed s'est largement évanouie au cours des deux dernières semaines», remarquait Michael Lewis, analyste de Deutsche Bank.

Se traduisant par des injections de liquidités dans l'économie, ces mesures de la Fed destinées à stimuler l'activité contribuent à alimenter l'inflation, contre laquelle l'or est réputé être un bouclier efficace, et tendent à diluer la valeur du dollar, ce qui rend plus attractifs les achats de métaux précieux libellés dans la monnaie américaine pour les acquéreurs munis d'autres devises.

Or, le marché a été refroidi cette semaine par une vague d'indicateurs jugés encourageants aux États-Unis, dont des statistiques immobilières meilleures que prévu, ainsi que de forts rebonds de la production industrielle.

«Ces indicateurs économiques plus solides que prévu font redouter que la Fed réduise ses rachats d'actifs, et donc limite l'impact que ses mesures» ont sur l'inflation et la valeur du dollar, soulignait Austin Kiddle, du courtier Sharps Pixley.

Dans ce contexte, «on voit s'affaiblir la demande pour les fonds ETFs», instruments financiers adossés à des stocks physiques d'or, et «le cours du métal jaune pourrait piétiner pendant plusieurs mois, en l'absence probable de nouvelles actions des grandes banques centrales», selon M. Lewis.

Cependant, plusieurs analystes s'attendent à voir l'or rebondir avec vigueur à moyen terme.

«Il faudrait un nouveau catalyseur (pour revigorer l'or), et cela pourrait probablement être une nouvelle escalade de la crise de la zone euro, qui susciterait un regain d'appétit pour l'or comme valeur-refuge», soulignait Julian Jessop, analyste du cabinet Capital Economics.

La perspective d'un «mur budgétaire» aux États-Unis - une refonte automatique du budget qui imposera début janvier augmentation massive des impôts et fortes coupes budgétaires à moins d'un accord d'ici là entre partis républicain et démocrate - «pourrait aussi redonner des couleurs à l'or», ajoutait M. Jessop, tablant sur un nouveau record, à 2000 dollars l'once, «dans les prochains mois».

Sur le London Bullion Market, l'once d'or a terminé à 1737 dollars vendredi au fixing du soir contre 1766,75 dollars le vendredi précédent.

19/10/2012

Le rachat d'or, un business en plein essor

L’or représente traditionnellement la richesse, mais prend un sens très différent dans les pays en crise de la zone euro.

 

L'instabilité économique mondiale que nous vivons a eu une conséquence. L’or s’est régulièrement valorisé ces dernières années, et a donné naissance à une industrie en plein essor : l'entreprise de rachat d’or. Depuis le début de la crise financière en 2008, les entreprises qui offrent de l'argent contre des bijoux en or se sont avérées populaires auprès d’une certaine partie de la population. Beaucoup ont cherché à tirer parti des prix records de l’or – avec un record de 1910 US $ l'once en août 2011 – en échangeant leurs bijoux en or contre de l'argent pour financer d'autres achats. Toutefois, ce business florissant est en train de prendre une tout autre tournure, bien plus désespérée, car l'incertitude économique persistante et les mesures d'austérité douloureuses prennent au passage leurs dimes sur les peuples d'Europe du Sud. La santé de l’industrie du "rachat d’or" est à mon sens un très bon indicateur du niveau réel de difficultés pour vivre dans ces pays.

En Espagne, en Grèce et au Portugal, des femmes au foyer, des retraités apportent leurs cadeaux de baptême (dans ces pays c’était souvent la tradition d’offrir une gourmette ou une médaille en or a cette occasion), leurs alliances, et même des dents en or. Mais le but maintenant est de joindre les deux bouts. En Italie, le nombre de boutiques de rachat d’or a quadruplé au cours des deux dernières années pour atteindre les 28.000 points de vente. Cette industrie, selon la guilde des travailleurs d'or italien (ANOPO), représente officiellement 14 milliards d’Euros. L'or est en effet devenu l'une des exportations les plus dynamiques de l'Italie ; selon un rapport de Reuters, les exportations officielles d’or d'Italie vers la Suisse ont bondi de 65 % en 2011, passant à 120 tonnes, un chiffre à comparer avec les 73 tonnes d’or de l'année précédente, et des 64 tonnes de 2009. De plus, au moins 50 % de ces magasins sont soupçonnés d'être contrôlés par la mafia…

En Espagne, le nombre d’entreprises de rachat d’or dans la région de l'Andalousie, dans le sud de l'Espagne, a triplé pour atteindre environ 500 établissements en 2010, puis 1 300 en 2011, tandis que la Grèce a vu une augmentation de 90 % des sociétés de Prêt sur gages. En général ces boutiques n’avancent de l’argent que contre des bijoux en or. Partout dans ces pays, il est compliqué de ne pas croiser dans les principales rues commerçantes non pas un ou deux établissements, mais plusieurs, puisque la majorité des bijouteries se sont elles aussi reconverties, faute de client.

Un développement également en Europe du Nord

Au  Royaume-Uni, on assiste également à une prolifération de ces entreprises, y compris temporaires, généralement des stands dans dans les centres commerciaux, la création de plusieurs sites Web de rachat d’or et même des "parties", inspirées des "parties Tupperware", mais l’objectif est la aussi de vendre son or au plus offrant. Même Tesco, l’un des principaux groupes de distribution s’est invité au banquet en lançant son service Gold Exchange (Tesco Gold Exchange - Ramsdens) début 2010.

Telle est la force de l'or comme valeur refuge, et bien qu'il soit louable que  des entrepreneurs soit en mesure de trouver de telle opportunité en ces  temps de crise, je vois un certain coté lugubre à profiter de la misère des autres. Au Royaume-Uni, il y a eu des plaintes concernant les consommateurs qui se font fait flouer  par certaines entreprises, peu  transparente sur les conditions de rachat de l’or, et proposant  une offre largement  inférieure à la valeur réelle des objets en or. Rien de plus normal me direz vous, car ces entreprises doivent  également gagner de l’argent et donc réaliser un bénéfice. Mais selon une étude menée pour l'organisation britannique des consommateurs which.co.uk (L’équivalent de "60 millions de consommateur"), l’on  ne  propose  qu’une offre moyenne de seulement 6 % de la valeur de l’or.