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19/10/2012

L’or peut il à12 000 $ ?

 

Un article de : la chronique agora.

L’un des gestionnaires de fonds sur l’or parmi les plus respectés voit l’or atteindre un nouveau plus haut au cours des douze prochains mois.

 

Dans sa dernière lettre aux actionnaires, John Hathaway, président de Tocqueville Gold Fund fonde sa prévision sur des taux d’intérêt réels constamment négatifs : cela signifie que, tant que les banques centrales maintiennent les taux d’intérêt en dessous du taux d’inflation, l’or aura une bonne performance.

 

Répondant à la question d’un lecteur, Hathaway écrit : “selon certains, une victoire des républicains en novembre changerait la donne pour l’or. Il pourrait s’ensuivre la destitution de Bernanke, le domptage des déficits fiscaux, l’élimination indolore de l’excédent en liquidité dans les bilans hypertrophiés des banques centrales et la restauration d’une croissance économique solide”.

 

[Eclat de rire...]

 

M. Hathaway continue : “il faudrait que tout ceci intervienne au cours des quatre années allouées à une nouvelle administration, tandis que les électeurs attendront patiemment que la magie ait lieu. Si ce scénario optimiste est possible, nous pensons qu’il n’est guère probable”.

 

“Par conséquent, nous considérons qu’une faiblesse des actions aurifères et minières, possible avant les élections dans l’hypothèse d’une telle éventualité, est une opportunité d’achat”.

 

Que vous le croyez ou pas, certains analystes surenchérissent sur M. Hathaway.

 

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▪ Banques centrales et “achats-passion”
Bank of America Merrill Lynch a publié un graphique étonnant retraçant l’expansion du bilan de la Réserve fédérale depuis le premier assouplissement quantitatif début 2009… et le prix de l’or. Le graphique montre un objectif pour l’été prochain et pour la fin de l’année 2014.

 

Une corrélation... et une projection

 

Ces chiffres peuvent sembler conservateurs. “Cet objectif ne tient pas compte de l’achat-passion d’or”, écrit Frank Holmes, président de U.S. Global Investors, qui a attiré notre attention sur ce graphique.

 

Le terme  “achat-passion” désigne l’amour qu’ont depuis des siècles les Chinois et les Indiens pour l’or — par rapport à l’”achat-risque” occidental.

 

Ces derniers mois, la demande indienne a fortement chuté du fait d’un affaiblissement de la monnaie du pays, conduisant le prix en roupies de l’or à un plus haut record. Aujourd’hui, cette tendance commence à se renverser : le taux de change a retrouvé son niveau d’il y a six mois et selon UBS, la demande indienne en or a atteint un plus haut depuis cinq mois.

 

“En outre”, ajoute M. Holmes, “la fête de Diwali aura lieu en novembre. Le Festival des Lumières est la période la plus importante de l’année et est célébré par près d’un milliard d’Hindous à travers le monde. Traditionnellement, le premier jour de Diwali, il est considéré comme de bon augure de nettoyer la maison et d’acheter de l’or”.

 

▪ Qu’en est-il de la Chine, l’autre marché émergent qui tire la demande en or ?
Les importations chinoises en or via Hong Kong — une mesure imparfaite mais les Chinois ne sont pas réputés pour leur transparence — ont chuté de 29% entre juillet et août. Mais c’est la tendance d’une année sur l’autre qui compte… et avec 53,5 tonnes, elle est en hausse de 22%.

 

Autre manière de considérer cela : au cours des huit premiers mois de cette année, la Chine a importé 512 tonnes d’or — plus que la totalité de l’année dernière, 428 tonnes.
[NDLR : Cette évolution des achats chinois couvre une opération qui pourrait bouleverser la donne mondiale -- et ouvrir des possibilités sans précédent pour les investisseurs. 

 

“Ce qui arrive aux métaux précieux”, explique Gary Dugan, “c’est qu’ils deviennent plus accessibles à tous”. M. Dugan est directeur des investissements pour l’Asie et le Moyen-Orient chez Coutts — la branche banque privée de la Royal Bank of Scotland.

 

Il y a 10 ans, les investisseurs détenaient rarement de l’or dans leur portefeuille. Aujourd’hui, il explique à Reuters : “nous revenons à la normalité et la normalité, c’est que les métaux précieux sont au coeur de notre portefeuille”.

 

“Certains de nos clients nous demandent comment va évoluer le prix de l’or, et je leur dis de ne même pas penser au prix. C’est un placement de valeur”. Douce musique pour nos oreilles…

 

▪ Du côté de la Fed
Voici une autre façon de voir comment l’action de la Fed fait évoluer l’or : cela s’appelle le ratio de couverture en or.

 

Ce ratio mesure le montant d’or en dépôt à la Fed par rapport à la masse monétaire totale. “Ce ratio”, écrit Scott Minerd, directeur des investissements chez Guggenheim Partners, “a tendance à varier fortement et chute au cours des périodes de désinflation ou de relative stabilité des prix”.

 

Certes, vous pensez qu’actuellement, on ne vit pas vraiment une période de “relative stabilité des prix”, mais nous prendrons la déclaration de M. Minerd pour argent comptant : le ratio de couverture en or est en réalité à un plus bas historique de 17%… ce qui entraîne deux possibilités fascinantes.

 

Une chiffre fascinant

 

“La moyenne historique du ratio de couverture en or”, écrit Minerd, “est grosso modo de 40%, ce qui signifie que le prix actuel de l’or devrait plus que doubler pour atteindre la moyenne”.

 

Encore mieux : “le ratio de couverture en or est monté au-dessus de 100% deux fois au cours du XXe siècle, en dernier lors du pic de l’or de 1980. Si cela arrivait aujourd’hui, la valeur d’une once d’or dépasserait les 12 000 $”.

Or: l'once toujours sur les 1.750 dollars

Le prix de l'or conservait l'essentiel du rebond enregistré après que les 1.730 dollars aient été touchés en début de semaine. Mais nombre d'intervenants pensent qu'une correction plus marquée se profile. Au terme du premier fixing de ce jeudi à Londres, l'once de 31,10 grammes d'or fin cotait 1.748 dollars (- 1 dollar par rapport au fixing d'hier après-midi) et 1.331,7 euros (- 0,2 euro). 

?Les opérateurs semblent rester dans l'attente du sommet européen qui commencera en milieu de journée?, commentaient ce matin les spécialistes de Saxo Bank à propos du maché de l'or.* 

Même son de cloche chez les courtiers londoniens en métaux de Triland Metals, qui soulignent la faiblesse des volumes échangés hier sur le marché au comptant ainsi que la faible fourchette de fluctuation de l'once (10 dollars environ).  

Même chose pour Standard Bank, pour qui ?les marchés des métaux précieux sont très calmes? actuellement. Les analystes continuent de penser que le prix de l'or va encore connaître un accès baissier  

?Après des échanges avec nombre de courtiers cette semaine quant à leur sentiment vis-à-vis de l'or, il ressort qu'une majorité pense toujours que le prix de l'once trouvera un soutien significatif sur toute baisse dans la région des 1.675-1.700 dollars?, écrivait hier soir le négociant suisse en métaux fins MKS depuis Genève. A de tels niveaux, les acheteurs de long terme devraient alors se manifester, notamment en Inde, et ?peut-être même des banques centrales?. 

D'un point de vue technique, les analystes de ScotiaMocatta estiment que ?l'once continue de consolider sa récente chute de 1.795 à 1.730 dollars intervenue en deux semaines?. Tant que le cours se maintient sous 1.758 dollars, le risque baissier domine, selon eux. Leur cible de court terme est 1.693 dollars.  

Enfin, l'encours global de métal adossé aux ETF aurifères, ces produits financiers cotés en Bourse et adossés à une contrepartie en or physique, est très légèrement remonté hier soir à 82,92 millions d'onces. Il reste donc en léger retrait du record de tous les temps atteint le 10 octobre, de 83,04 millions d'onces (soit près de 2.583 tonnes). 

Source: votre argent l'express.

07/10/2012

Fraudes dans une entreprise de rachat d’or

Source: Lepays.fr

Deux employées bisontines d’une société de rachat d’or et la fille de l’une d’elles ont été mises en examen cette semaine pour avoir détourné et monnayé une partie du métal précieux.

 

A l’heure où le cours de l’or tutoie les sommets et où le recyclage du métal jaune devient une activité très lucrative, la tentation est plus grande que jamais de capter quelques pépites au passage.

Depuis 2011, une société suisse constatait la disparition de certaines quantités d’or entre son agence bisontine installée dans une zone commerciale de la périphérie et la fonderie allemande où l’or est transformé en lingots. Un manque à gagner pour cette seule entreprise estimé à quelque 80 000 euros. Une hémorragie qui n’est pas isolée puisque plusieurs entreprises spécialisées dans cette activité ont constaté ces derniers mois des ponctions similaires. Reste, et c’est toute la difficulté, à déterminer qui se sert au passage pour se remplir les poches et à quel niveau du circuit de recyclage, de la boutique de rachat en passant par le transporteur, les intermédiaires et jusqu’au fondeur.

Saisis d’une plainte, les enquêteurs bisontins de la police judiciaire ont fini par élucider le mystère cette semaine. Deux employées de l’agence locale ainsi que la fille de l’une d’elles ont été mises en examen pour vol et abus de confiance. D’après les investigations, les deux femmes picoraient dans les colis de métal précieux vendu par des particuliers, avant leur départ pour la fonderie. L’or détourné était ensuite revendu au prix de l'or avec la complicité la fille de l’employée. C’est en s’intéressant de près aux mouvements de fonds sur le compte de la jeune femme que les enquêteurs ont découvert le pot aux roses. Sommée de s’expliquer, elle n’a pu fournir de réponses satisfaisantes sur la provenance éminemment suspecte de plusieurs milliers d’euros.

Au terme de leur garde à vue, les deux employées maintenaient néanmoins n’avoir jamais détourné d’or. Elles ont été présentées vendredi au parquet de Besançon qui a ouvert une information judiciaire pour vol et abus de confiance.

Mises en examen, les trois femmes ont été laissées en liberté sous contrôle judiciaire. Les policiers poursuivent leurs investigations pour retrouver la trace du restant du préjudice subi par l’entreprise.