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20/12/2013

Les courtiers en ligne au banc d'essai

Petite révolution chez les courtiers en ligne. Le Net ne leur suffit plus. Plusieurs de ces intermédiaires, qui proposent aux particuliers de gérer directement leurs actifs financiers via Internet, ouvrent aujourd'hui des agences commerciales dans les grandes villes françaises.

C'est le cas de l'un des leaders du marché, Cortal Consors, mais aussi de Bourse Direct ou encore de Symphonis. Ce dernier a annoncé cette semaine la création de six bureaux de vente, appelés Espaces Patrimoine. Bourse Direct, lui aussi à la tête de quatre agences «en dur», ouvrira en juin une antenne à Nantes et une autre un peu plus tard à Lyon.


De son côté, Cortal Consors – qui possède déjà depuis plusieurs années six agences en région rebaptisés Villages du Patrimoine – s'apprête à en ouvrir six autres, dont deux à Paris. Toutefois, seuls les clients les plus fidèles pourront obtenir des conseils de gestion patrimoniale personnalisés dans ces nouvelles agences. «Nous n'avons pas pour ambition de créer un réseau. A l'image de Schwab aux Etats-Unis, nous souhaitons être en mesure de répondre à tous les besoins de nos clients par téléphone, Internet mais aussi donc par le face-à-face dans une univers d'épargne de plus en plus complexe», justifie Benoît Gommard, directeur général de Cortal Consors.


Cette présence doit permettre de toucher les investisseurs réfractaires à la souscription de contrats en ligne. Car les courtiers en ligne sont devenus au fil du temps des distributeurs généralistes d'épargne. Leur offre ne cesse de s'enrichir. Cortal Consors proposera des contrats d'assurance-vie de sa maison mère, BNP Paribas et Symphonis de l'immobilier ou des FCPI.


La force de ces intermédiaires financiers est de proposer des produits simples à prix réduit, notamment des contrats d'assurance vie sans droit d'entrée (Boursorama, ING Direct...). Les frais de gestion sont aussi la plupart du temps inférieurs à ceux des grands réseaux et les courtiers en ligne donnent accès à une large palette d'OPCVM. Le tout assorti de services d'information et de conseils via Internet. Symphonis, par exemple, vient de lancer les «Sicav Stars», soit une sélection d'une dizaine de fonds de «qualité».


Mais, semble-t-il, tout cela ne suffit pas. «En matière d'épargne, le conseil et le rapport humain sont très importants pour certains de nos clients, en particulier en province», explique Virgine de Vichet, responsable du marketing chez Bourse Direct. Un avis partagé par de nombreux courtiers. «Les Français sont encore peu nombreux à acheter de l'épargne par le biais d'Internet. L'achat d'OPCVM en ligne ne représente que 15 à 20% de la collecte», précise Benoît Gommard.


Tous les courtiers n'envisagent pourtant pas de se lancer dans la relation en face à face avec leurs clients. «C'est précisément la distribution par Internet de nos produits d'épargne (Livret Orange, assurance-vie...) qui nous permet de proposer une offre avantageuse», précise André Coisne, président d'ING Direct France. Même son de cloche chez Boursorama. «Nous avons deux agences (Paris et Lyon) et n'envisageons pas d'en ouvrir d'autres, car nous privilégions l'assistance par téléphone et proposons aussi des outils d'aide à la décision», explique Benoît Grisoni, directeur de Boursorama Invest. Des solutions moins coûteuses que des agences «en dur». Reste à savoir alors si le développement de points de vente n'occasionnera pas à terme des hausses tarifaires. «Non», répond-on chez Cortal Consors ou Symphonis.


En attendant, les courtiers en ligne restent moins chers que leurs concurrents bancaires traditionnels. Tant pour les produits financiers que pour le courtage, cœur de leur activité. Au cours des cinq dernières années, les banques traditionnelles ont pourtant divisé leurs frais de courtage par deux. Et elles appliquent une tarification avantageuse à leurs clients qui passent leurs ordres de Bourse via leur site Internet. «Mais nous avons nous aussi divisé nos tarifs par deux. Résultat, dans l'ensemble, nous restons trois ou quatre fois moins chers que les grands réseaux, qui de plus proposent moins de services que nous», assure Paul Mizrahi, président du directoire de Fortuneo Direct Finance.


Choisir un courtier en ligne n'est pas facile, tant il est difficile de comparer leurs offres tarifaires très segmentées. Les investisseurs peu actifs, passant un à deux ordres par mois (ou moins), seront attentifs aux droits de garde, mais aussi aux abonnements incompressibles. De plus en plus, les courtiers imposent en effet des abonnements mensuels aux investisseurs peu actifs. Symphonis par exemple, facture 6 euros par mois aux investisseurs qui ont passé moins de deux ordres (exécutés). Et Boursorama impose un abonnement de 5 euros pour moins d'un ordre (exécuté) pendant le mois.

En revanche, les plus actifs, qui réalisent des opérations d'arbitrage tous les jours, privilégieront les forfaits. Et les intermédiaires proposant le plus de services : dans certains cas, ils ont accès gratuitement à des outils comparables à des salles de marché virtuelles.

16/10/2013

la délocalisation des services informatiques.

Les délocalisations ne frappent pas seulement les usines et des métiers comme le textile et l'électronique. Les services sont également de plus en plus touchés. En particulier l'informatique. Un nombre grandissant d'entreprises américaines et européennes confient la gestion de leur système d'informations à des prestataires spécialisés au nom de l'efficacité économique. Certaines n'hésitent pas à faire exécuter des tâches en Inde.


Un emploi sur dix dans l'industrie informatique américaine devrait être transféré vers des marchés émergents d'ici à la fin de 2015 et En Europe 1,2 million de postes pourraient disparaître d'ici à 2020, principalement dans les secteurs financiers et informatiques. Exprimé en dollars, le montant des délocalisations devrait passer à 24 milliards à l'horizon 2017 pour les seuls services informatisés.


Le sujet inquiète d'autant plus les pouvoirs publics américains et européens qu'il s'agit d'emplois qualifiés. Et certains redoutent que les laboratoires de recherche soient à leur tour touchés. Au nom d'une logique très simple : il est difficile de séparer la production et la recherche.


Le débat fait d'autant plus rage sur le danger des délocalisations que les avis sont très partagés sur l'ampleur de ce mouvement. Le gouvernement français multiplie les mesures pour tenter de retenir en France les emplois menacés. La stratégie du gouvernement est de maintenir la France tout particulièrement attractive dans certains domaines clefs qui sont importants pour l'avenir de la France en termes d'emplois, de stratégie et de technologie. Une série de mesures pour lutter contre ce mouvement et favoriser les relocalisations devrait reposer pour l'essentiel sur des crédits de taxe professionnelle, des crédits d'impôt, des exonérations fiscales et des allégements de charges.

04/12/2012

Les cours du pétrole reculent.

(awp/afp) - Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse lundi à New York, mais en baisse à Londres, à l'issue d'une séance en dents de scie, des indicateurs mitigés aux Etats-Unis freinant le regain d'optimisme des courtiers après une bonne statistique chinoise.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier a gagné 18 cents à 89,09 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a cédé du terrain, terminant à 110,92 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 31 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Après une ouverture en nette hausse, les prix du brut new-yorkais se hissant brièvement au-dessus du seuil psychologique de 90 dollars, le marché du brut s'est incliné à la suite de l'annonce d'une baisse de l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis en novembre, après deux mois de hausse.

"La réaction s'est d'abord fait sentir sur le marché des actions, à Wall Street, avant de se répercuter sur les prix du pétrole", a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

L'ISM manufacturier a reculé de 2,2 points par rapport à octobre pour s'établir à 49,5% alors que la prévision médiane des analystes le donnait en baisse, mais à 51,2%, bien au-dessus de la barre de 50,0% qui marque la frontière entre augmentation et contraction de l'activité.

"Un tel ralentissement de l'activité manufacturière indique la présence de vents contraires" pour l'économie américaine et "cela fait craindre le pire pour la demande" en produits pétroliers, a poursuivi l'expert.

La publication de la plus forte hausse en cinq mois des dépenses de construction aux États-Unis en octobre n'a réussi que partiellement à calmer ces craintes.

Cependant, en Chine, les courtiers anticipaient une hausse de la demande au sein de la deuxième économie mondiale après l'annonce lundi par la banque HSBC de la première expansion en treize mois de l'activité manufacturière chinoise, a relevé Phil Flynn, de Price Futures Group.

Dans la matinée, les cours du brut avaient également profité de la bonne tenue des marchés financiers européens qui saluaient une demande d'aide formelle par l'Espagne pour restructurer ses banques et le lancement d'une opération de rachat par la Grèce d'une partie de sa dette souveraine.

Le marché restait d'autre part très attentif aux derniers développements des négociations budgétaires à Washington.

Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a déclaré dimanche qu'il n'y aurait pas d'accord au Congrès sur le budget sans augmentation des impôts pour les plus riches, ce qui est jugé inacceptable par les républicains qui ont qualifié ses propositions de "pas sérieuses".

De plus, "les tensions géopolitiques contribuent" à tirer les prix du baril vers le haut, ont estimé les experts de Commerzbank, notant que les incertitudes au Proche-Orient ou dans le dossier iranien alimentaient les craintes de perturbations de l'offre de brut dans la région.