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16/10/2013

la délocalisation des services informatiques.

Les délocalisations ne frappent pas seulement les usines et des métiers comme le textile et l'électronique. Les services sont également de plus en plus touchés. En particulier l'informatique. Un nombre grandissant d'entreprises américaines et européennes confient la gestion de leur système d'informations à des prestataires spécialisés au nom de l'efficacité économique. Certaines n'hésitent pas à faire exécuter des tâches en Inde.


Un emploi sur dix dans l'industrie informatique américaine devrait être transféré vers des marchés émergents d'ici à la fin de 2015 et En Europe 1,2 million de postes pourraient disparaître d'ici à 2020, principalement dans les secteurs financiers et informatiques. Exprimé en dollars, le montant des délocalisations devrait passer à 24 milliards à l'horizon 2017 pour les seuls services informatisés.


Le sujet inquiète d'autant plus les pouvoirs publics américains et européens qu'il s'agit d'emplois qualifiés. Et certains redoutent que les laboratoires de recherche soient à leur tour touchés. Au nom d'une logique très simple : il est difficile de séparer la production et la recherche.


Le débat fait d'autant plus rage sur le danger des délocalisations que les avis sont très partagés sur l'ampleur de ce mouvement. Le gouvernement français multiplie les mesures pour tenter de retenir en France les emplois menacés. La stratégie du gouvernement est de maintenir la France tout particulièrement attractive dans certains domaines clefs qui sont importants pour l'avenir de la France en termes d'emplois, de stratégie et de technologie. Une série de mesures pour lutter contre ce mouvement et favoriser les relocalisations devrait reposer pour l'essentiel sur des crédits de taxe professionnelle, des crédits d'impôt, des exonérations fiscales et des allégements de charges.

04/12/2012

Les cours du pétrole reculent.

(awp/afp) - Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse lundi à New York, mais en baisse à Londres, à l'issue d'une séance en dents de scie, des indicateurs mitigés aux Etats-Unis freinant le regain d'optimisme des courtiers après une bonne statistique chinoise.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier a gagné 18 cents à 89,09 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a cédé du terrain, terminant à 110,92 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 31 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Après une ouverture en nette hausse, les prix du brut new-yorkais se hissant brièvement au-dessus du seuil psychologique de 90 dollars, le marché du brut s'est incliné à la suite de l'annonce d'une baisse de l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis en novembre, après deux mois de hausse.

"La réaction s'est d'abord fait sentir sur le marché des actions, à Wall Street, avant de se répercuter sur les prix du pétrole", a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

L'ISM manufacturier a reculé de 2,2 points par rapport à octobre pour s'établir à 49,5% alors que la prévision médiane des analystes le donnait en baisse, mais à 51,2%, bien au-dessus de la barre de 50,0% qui marque la frontière entre augmentation et contraction de l'activité.

"Un tel ralentissement de l'activité manufacturière indique la présence de vents contraires" pour l'économie américaine et "cela fait craindre le pire pour la demande" en produits pétroliers, a poursuivi l'expert.

La publication de la plus forte hausse en cinq mois des dépenses de construction aux États-Unis en octobre n'a réussi que partiellement à calmer ces craintes.

Cependant, en Chine, les courtiers anticipaient une hausse de la demande au sein de la deuxième économie mondiale après l'annonce lundi par la banque HSBC de la première expansion en treize mois de l'activité manufacturière chinoise, a relevé Phil Flynn, de Price Futures Group.

Dans la matinée, les cours du brut avaient également profité de la bonne tenue des marchés financiers européens qui saluaient une demande d'aide formelle par l'Espagne pour restructurer ses banques et le lancement d'une opération de rachat par la Grèce d'une partie de sa dette souveraine.

Le marché restait d'autre part très attentif aux derniers développements des négociations budgétaires à Washington.

Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a déclaré dimanche qu'il n'y aurait pas d'accord au Congrès sur le budget sans augmentation des impôts pour les plus riches, ce qui est jugé inacceptable par les républicains qui ont qualifié ses propositions de "pas sérieuses".

De plus, "les tensions géopolitiques contribuent" à tirer les prix du baril vers le haut, ont estimé les experts de Commerzbank, notant que les incertitudes au Proche-Orient ou dans le dossier iranien alimentaient les craintes de perturbations de l'offre de brut dans la région.

23/11/2012

Rebond du pétrole aidé par un accès de faiblesse du dollar

Les prix du pétrole rebondissaient vendredi en fin d'échanges européens, portés par un accès de faiblesse du billet vert dans un marché aux faibles volumes d'échanges en raison d'un jour et demi férié aux Etats-Unis alors que les tensions au Proche-Orient restaient élevées.

Vers 17H30 GMT (18H30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 111,32 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 77 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance gagnait 94 cents à 88,32 dollars, par rapport à la clôture de mercredi.

Les cours du brut profitaient "d'un indice Ifo (confiance des entrepreneurs allemands, ndlr) meilleur qu'attendu (en novembre) ainsi que de l'absence de mauvaises nouvelles tant en Europe qu'aux Etats-Unis", commentait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Le marché "semble parcouru d'un regain d'optimisme, malencontreux ou non, sur la perspective de voir une solution aux crises espagnole et grecque la semaine prochaine", expliquait l'analyste.

En effet, le marché était surtout porté par des espoirs de voir la zone euro et les autres créanciers de la Grèce, dont le Fonds monétaire international (FMI) trouver un accord en début de semaine prochaine sur le versement de tranche d'aide financière au pays cruciales et bloquées depuis juin.

Cet optimisme portait l'euro à des niveaux plus vus depuis début novembre face à un dollar par ailleurs pénalisé par les incertitudes persistantes liées à la perspective d'un "mur budgétaire", c'est-à-dire des hausses d'impôts et baisses de dépenses publiques qui entreront en vigueur automatiquement début janvier à moins d'un accord entre le président Barack Obama et les élus démocrates et républicains du Congrès pour l'éviter.

Source AFP