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17/11/2012

Le premier ministre turc annonce que l'or devrait remplacer le dollar

Le Premier Ministre turc ne fait que confirmer l'exaspération de nombreux pays de voir le dollar utilisé comme monnaie de réserve internationale.

 

Lors de son séjour en Indonésie, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a suggéré au Fond Monétaire International (FMI) de remplacer le dollar par l'or lorsque des prêts sont accordés aux pays en difficulté. Il a également affirmé que l'intervention du FMI a souvent eu des conséquences désastreuses pour les pays concernés par ces plans d'aides.

Erdogan a donc demandé pourquoi le FMI utilisait le dollar et non l'or qui a prouvé depuis des millénaires sa capacité à maintenir une valeur constante.

Le FMI ne devrait pas utiliser une monnaie liée aux intérêts d'un seul État : les USA.

La Turquie a payé un lourd tribut suite à l'accord que le pays avait passé avec le FMI il y a plusieurs années. En avril la Turquie aura terminé de rembourser l'intégralité des sommes dues au FMI mais le premier ministre turc a affirmé qu'aucun nouvel accord ne sera signé avec le FMI à l'avenir. Erdogan a conclu en disant que "tout le monde pense que le FMI aide les pays en difficulté, mais ce n'est pas le cas, et cela doit changer".

Commentaire :

Cette affirmation du Premier Ministre turc est lourde de sens et ne fait que confirmer l'exaspération de nombreux pays (dont les BRICS) de voir le dollar utilisé comme monnaie de réserve internationale. Monnaie qui a perdu 98% de son pouvoir d'achat depuis le début du 20ème siècle et qui ne remplit donc pas son rôle de stabilité et maintien de valeur.

La stratégie de Ben Bernanke, président de la Fed. (banque centrale Américaine) d'imprimer 40 Milliards de "nouveaux" dollars par mois (QE3) consterne les pays disposant d'immenses réserves de change en dollar. Le dollar étant la monnaie de réserve internationale, tous les pays en possèdent et subissent donc une dévaluation rapide de leurs réserves de change.

L'or, à l'inverse, est stable en termes de pouvoir d'achat depuis des millénaires. On dit qu'une once d'or a toujours permis d'acheter un costume, c'est encore parfaitement vérifiable aujourd'hui au cours de 1360 euros l'once.

La progression du cours de l'or ne doit être comprise que comme un symbole de la destruction du pouvoir d'achat des monnaies papier. De nombreux pays à fortes réserves de change, ont bien conscience de cette destruction permanente du pouvoir d'achat du dollar et poussent depuis quelques années vers l'utilisation d'une nouvelle monnaie qui ne soit pas liée à des intérêts économiques/financiers propres à un seul État.

Cette annonce du premier ministre Turc est un indice supplémentaire permettant d’anticiper ce à quoi ressemblera le prochain système monétaire. Protégez votre patrimoine en conséquence.

la prime des pièces d'or

Le prix de l'or ne dépend pas seulement du cours de l'once, mais aussi du jeu de l'offre et de la demande. Explications.

 

Il ne suffit pas de multiplier le cours de l'or par la quantité d'or fin présente dans une pièce pour obtenir son prix. En effet, la valeur d'une pièce dépend aussi de l'offre et de la demande la concernant. La différence entre le prix d'une pièce et sa valeur d'or fin s'appelle la prime. Une prime élevée signifie que la demande est forte. A l'inverse, lorsque la prime est proche de zéro, voire négative, cela signifie que les investisseurs s'intéressent peu à cette pièce. « Mieux vaut acheter des pièces dont la prime peut s'apprécier : cela crée un effet de levier sur le prix de l'or », explique Jean-François Faure, le président d'AuCoffre.com à propos par exemple du 10 Francs Napoléon aussi appelé Demi Napoléon. Sa prime se situe actuellement aux environs de 18 %, mais a pu monter jusqu'à 80 % en pleine crise mondiale à l'automne 2008. Il faut donc bien maîtriser cet élément pour acheter des pièces lorsque la prime est raisonnable et, éventuellement, les revendre lorsqu'elle s'apprécie. Le Napoléon se négocie quant à lui avec une prime très raisonnable, de l'ordre de 3,5 %.

 

le prix de l'or fléchit

Le cours de l'or s'est replié cette semaine, dans un marché prudent et refroidi par l'annonce d'un net ralentissement de la demande mondiale de métal jaune, tandis que platine et palladium se voyaient dopés par la perspective d'importants déficits de production cette année. OR Le cours de l'once d'or a perdu de sa superbe cette semaine, cédant une bonne partie des gains engrangés la semaine précédente, qui l'avait vu bondir de 4% après la réélection du président américain Barack Obama. Minés par les perspectives toujours moroses de l'économie mondiale, "les marchés financiers continuent de souffrir de l'aversion des investisseurs pour les actifs jugés risqués", comme les marchés actions, et les opérateurs peuvent être tentés de vendre leurs métaux précieux pour se procurer des liquidités, a observé Andrey Kryuchenkov, analyste du courtier VTB Capital. Dans ce contexte, une salve de statistiques ternes, dont l'annonce d'un retour en récession de la zone euro au troisième trimestre, "a contribué à tirer le prix de l'or vers le bas, tout comme les estimations du Conseil mondial de l'or (CMO)" publié jeudi, a noté M. Kryuchenkov.

De fait, le rapport trimestriel du CMO, fédération réunissant les grands groupes aurifères de la planète, a dressé un tableau sombre du marché de l'or. Selon lui, la demande mondiale d'or s'est établie à 1085 tonnes au troisième trimestre, en recul de 11% sur un an, notamment en raison d'un repli de 8% en Chine, deuxième pays consommateur de métal jaune au monde, qui a pâti de "l'assombrissement du moral des acheteurs face au ralentissement économique" du pays. Toutefois, l'or devrait rester soutenu à court terme par les politiques d'assouplissement monétaire, notamment aux Etats-Unis, a estimé Marcus Grubb, responsable du CMO, cité dans le rapport de la fédération.

Les injections massives de liquidités par la Réserve fédérale américaine (Fed) dans l'économie sont de nature à stimuler les achats de matières premières, mais aussi à diluer la valeur du dollar, rendant plus attractifs les achats de métaux précieux libellés dans la monnaie américaine. Par ailleurs, l'or devrait continuer à être aidé par les inquiétudes toujours grandissantes aux États-Unis sur la menace d'un blocage politique sur le budget, qui pourrait conduire début 2013 à des coupes budgétaires massives et automatiques de nature à faire dérailler une reprise économique américaine encore convalescente. Sur le London Bullion Market, l'once d'or a terminé à 1713,50 dollars vendredi au fixing du soir contre 1738,25 dollars le vendredi précédent.