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13/11/2012

Cours de l'or en 2013?

A quoi faut-il s'attendre sur le cours de l'or pour 2013, avec la situation économique mondiale inquiétante?

 

« Nous entrons dans une des époques les plus troublantes de l’Histoire, qui pourrait durer des siècles, voire un millénaire. Je pense que nous allons assister à un tournant dans la situation économique mondiale qui va durer longtemps et être extrêmement difficile.

Nous allons voir un effondrement économique. Cet effondrement économique va amener son lot de troubles sociaux, et il nous mènera à des guerres. Il nous apportera aussi de l’impression d’argent illimitée, l’effondrement des bons et des taux d’intérêts qui s’envoleront. Nous verrons aussi les Bourses s’effondrer en termes réels (versus l’or).

Les investisseurs doivent aussi réaliser qu’il y aura des contrôles de changes parce que, avec tous ces changements, beaucoup d’argent sortira du marché, et les gouvernements voudront endiguer cette sortie à un moment donné...

Que ces contrôles de changes surviennent en 2013 ou plus tard est impossible à prédire, mais cela pourrait arriver bientôt. Si les investisseurs veulent diversifier leurs actifs, ils doivent aussitôt que possible sortir des fonds de leur pays. Il existe plusieurs façons légales d’accomplir cela.

Et, finalement, nous aurons l’hyperinflation. Donc, 2013 marquera le début du désastre à venir pour le monde. Nous savons aussi que l’impression d’argent illimitée n’aura aucun effet. Ils vont continuer de tenter l'impossible mais, malgré tout, ils imprimeront de plus en plus à mesure que les gouvernements seront de plus en plus désespérés.

Et les problèmes continuent en Europe. La Grèce n’a plus d’argent, et elle doit 5 milliards d’euros qu’elle ne pourra jamais rembourser. Elle obtiendra probablement de nouveaux délais, parce que les bureaucrates ne laisseront pas la Grèce sortir de la zone Euro.

10/11/2012

Wall Street évolue dans le vert à mi-séance.

Wall Street évoluait dans le vert vendredi à la mi-séance, après une ouverture en baisse, la hausse plus importante que prévu du moral des ménages américains l'aidant à surmonter ses craintes sur l'économie américaine: le Dow Jones prenait 0,33% et le Nasdaq 0,73%.

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le Dow Jones Industrial Average avançait de 42,05 points à 12'853,37 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 21,27 points à 2916,85 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 montait de 0,59% (+8,104 points) à 1385,61 points.

"Savoir que les consommateurs sont optimistes, à l'approche de la saison des fêtes qui plus est, est une bonne nouvelle" pour l'économie américaine, a noté Peter Cardillo de Rockwell Global Capital, peu après la sortie d'une première estimation sur le moral des ménages américains pour novembre publié par l'Université du Michigan.

"Cet indice est à son plus haut niveau en cinq ans, (...) or la consommation représente environ 70% de la croissance économique américaine", a-t-il ajouté. "Et cela aide à faire repartir le marché à la hausse", après ses fortes pertes.

L'indice de confiance des consommateurs américains de novembre progresse en effet de 2,3 points par rapport à octobre, à 84,9, son niveau le plus élevé depuis juillet 2007, soit avant la grande récession de décembre 2007-janvier 2009, alors que les analystes l'attendaient à 83,0.

Cependant, le marché américain "continue de digérer l'élection (présidentielle) américaine mardi et tente de jauger les chances d'un accord au Congrès sur la question du +mur budgétaire+", a noté Fred Dickson, de DA Davidson.

Cette expression fait référence à cet ensemble de hausses d'impôts et de baisses des dépenses publiques qui menace, faute d'accord politique, de faire retomber l'économie du pays en récession.

Le président Barack Obama doit s'exprimer peu après la mi-séance sur l'économie et la dette.

En outre, "le malaise de la zone euro continue à plomber le marché, (...) alors qu'une décision sur le versement d'un prochain prêt à la Grèce, reste incertaine", ont souligné les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Les valeurs financières affichaient malgré tout de bonnes performances: Bank of America gagnait 1,17% à 9,50 dollars, JPMorgan Chase 1,34% à 40,94 dollars, Citigroup 1,06% à 36,38 dollars, Morgan Stanley 2,18% à 16,88 dollars, Goldman Sachs 1,60% à 117,12 dollars.

Après une nette baisse la veille, le géant technologique Apple repartait en hausse et avançait de 1,73% à 547,06 dollars.

Le secteur technologique évoluait en ordre dispersé: le réseau social Facebook abandonnait 0,87% à 19,81 dollars et le site de vente aux enchères en ligne eBay reculait de 0,19% à 47,78 dollars, mais le magasin en ligne Amazon prenait 0,22% à 227,84 dollars, le géant Google avançait de 1,36% à 661,14 dollars et le réseau social professionnel LinkedIn de 2,82% à 99,07 dollars.

Plombé par des résultats décevants publiés la veille, l'action du site internet spécialiste des bonnes affaires Groupon s'effondrait à nouveau, de 27,55% à 2,84 dollars. Il a perdu environ 85% de sa valeur depuis son introduction en Bourse il y a un an (le 4 novembre 2011), à un prix fixé à l'époque à 20 dollars.

De même, pénalisée par des résultats en dessous des attentes, la chaîne de magasins de vêtements JC Penney cédait 6,18% à 20,35 dollars.

Le groupe de médias et de loisirs Walt Disney, qui a annoncé jeudi des résultats qualifiés de record pour son exercice décalé 2011/12, mais dont le chiffre d'affaires a déçu, se repliait de 5,80% à 47,14 dollars.

Le marché obligataire évoluait autour de l'équilibre. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans restait stable par rapport à jeudi à 1,632%, et celui à 30 ans avançait légèrement à 2,772% contre 2,769%.

09/11/2012

les comptoirs d’or épinglés.

L’Institut national de la consommation vient de révéler aujourd’hui les résultats accablants de son enquête sur les comptoirs d’or, ces boutiques qui rachètent des métaux précieux aux particuliers. Photo: http://www.conso.net/

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Particuliers, soyez vigilants ! C’est en substance le message de l’Institut national de la consommation au terme de son enquête, menée entre juillet et septembre 2012, sur les boutiques spécialisées dans l’achat d’or.

Avec la crise économique et le retour de l’or comme valeur refuge, les boutiques de rachat d’or se sont multipliées comme des petits pains ces dernières années, au grand dam des Crédits municipaux qui ont déjà tiré la sonnette d’alarme, mettant en garde contre les méthodes parfois peu scrupuleuses de ces acheteurs d’or.

Des résultats accablants

L’Institut national de la consommation (INC), qui dépend du ministère de l’Économie, a donc été sollicité par les Crédits municipaux pour mener l’enquête. L’INC a alors envoyé des « enquêteurs-clients anonymes », dans 150 boutiques de grandes villes de France : Paris Marseille, Strasbourg,  Nantes, Toulon,  Rouen, Toulouse et Bordeaux.

Les enquêteurs mystères, avec en leur possession un lot de bijoux de valeur identique (estimé préalablement par les experts des Monts de piété) avaient pour mission de les faire évaluer par les acheteurs des boutiques visées.

Et les résultats sont éloquents et démontrent des méthodes peu scrupuleuses et un manque évident de transparence.

Ils révèlent que dans 97% des cas, la valeur des lots a été largement sous-estimée, les écarts pouvant varier du simple au double, voire même au triple.

Dans 75 % des cas, aucune pièce d’identité n’a été demandée par les acheteurs, dont certains ont même proposé un paiement en liquide.

Et les transactions se font dans la plus complète opacité.

Le client ne dispose que de peu d’informations, aucune boutique n’affiche le prix du gramme d’or, une majorité des officines n’affiche même pas le cours de l’or, et pas un seul propriétaire de ces boutiques n’a remis au client un document écrit précisant le poids ou la valeur du bijou.

Seuls 5 % des « professionnels » ont indiqué le montant de leurs commissions, des taxes et autres frais éventuels.

Une chambre syndicale pour fédérer et assainir la profession

La toute nouvelle Chambre syndicale des négociants d’or et du bijou d’occasion (la CSNOBO créée en mars 2012), qui prône une réglementation et plus de transparence dans la profession, évoque justement sur son site internet l’arrivée de ces nouveaux opérateurs sur le marché de l’or qu’elle qualifie d’ « opportunistes principalement dictés par l’appât du gain ».

Son président Gilles Rebibo ne mâche d’ailleurs pas ces mots, appelant ses confrères à se fédérer « pour changer l’image de la profession et apporter de nouvelles garanties de transparence » ce qui contribuera à « assainir et défendre la profession ».  

Pour une réglementation renforcée

En attendant, suite à l’enquête,  l’INC et les Crédits municipaux demandent que la réglementation soit renforcée : « Elle doit notamment imposer aux acheteurs d’or de fournir systématiquement des devis gratuits pour toutes les estimations et, en cas de transaction,  des reçus à leurs clients, quel qu’en soit le montant ».

Les deux organismes demandent également que ces documents délivrés comportent au moins la description des biens évalués, le poids de l’or, le nombre de carats (millièmes), le prix du gramme d’or racheté, l’estimation globale de l’or et autres accessoires des biens (pierres par exemple), le montant des frais et tous les éléments de traçabilité : identité du client, date de l’estimation ou de la transaction…