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28/03/2015

Bourse et éthique.

À l’heure où les dés sont pipés en bourse, où les banques manipulent leur taux de change, où les robots sont en charge de la stratégie de hedge funds, il est urgent de rétablir une information saine pour les petits investisseurs.

Le scandale de la manipulation de grande banque du taux du Libor ne fait que commencer, même si le monde de la finance à tout intérêt à l’étouffer.
Le système économique libéral ne peut fonctionner qu’avec une concurrence pure et parfaite, dont le pilier est la transparence de l’information.

Actuellement, nombre d’instruments financiers s’échangent afin de faire du bonneteau avec les crédits publics ou privés dont les banques veulent se débarrasser. C’est le problème de la dette de nombreux pays européens qui est détenue par les marchés financiers et non par des particuliers comme aux États-Unis ou au Japon.

Même les mathématiciens au sein des banques sont incapables d’évaluer le risque des produits échangés par les traders, quand ils ne sont pas indexés sur les cycles de la lune ou ceux des thèmes astraux.

En tout état de cause, ce n’est pas en étant des moutons de Panurge qu’il est possible de gagner en bourse.

La bourse n’est pas forcément une mauvaise chose pour l’économie: il est possible de choisir des placements éthiques et rentables pour favoriser des entreprises à la philosophie de commerce saine, comme celles qui choisissent le commerce équitable.

La bourse doit donc redevenir un lieu d’investissement éclairé, et non plus un casino mondial pour un petit nombre d’initiés.

Enfin, il est urgent d’instaurer la taxe Tobin, qui serait même une bonne chose pour la stabilité de la bourse elle-même, en limitant la possibilité de trade intraday des robots. Les investisseurs particuliers ont tout à gagner que la bourse ne soit plus branchée sur du courant alternatif.

Des placements éthiques et rémunérateurs existent déjà, soutenons-les.

20/12/2013

Le pétrole au centre des préoccupations de la bourse américaine

 La Bourse américaine, en baisse depuis le début de l'année, va continuer à évoluer au gré des fluctuations des cours du brut alors que les opérateurs sont préoccupés de l'impact de la flambée du pétrole sur la croissance économique aux Etats-Unis, selon les analystes.

La Bourse américaine a enregistré la semaine passée sa quatrième baisse hebdomadaire consécutive. Le Dow Jones Industrial Average (DJIA), principal indicateur de Wall Street, a fini la semaine vendredi en recul de 0,37% à 10.404,30 points, alors que l'indice composite du Nasdaq s'est replié de 0,31% à 1.984,81 points.

Seul l'indice Standard and Poor's 500 (SP 500), plus représentatif de la tendance générale, a réussi à progresser de 0,12% pour clôturer à 1.172,92 points vendredi.

Le Dow et le SP 500 restent à leur plus bas niveau depuis la fin janvier dernier-


"Le marché est extrêmement volatile. A part mercredi, la semaine a été mauvaise", a souligné Al Goldman, stratège chez AG Edwards.

"Le principal problème est le prix du pétrole. Si les gens commencent à croire en un baril à plus de 100 dollars comme l'avance GoldmanSachs.com, cela créerait de sérieux vents contraires pour le marché" en raison des implications négatives pour l'économie, a expliqué M. Goldman.

Dans une étude destinée à ses clients, Goldman Sachs a estimé jeudi que les cours pourraient atteindre 105 dollars le baril, contre une précédente estimation de 80 dollars maximum, notamment en raison de la persistance d'une forte demande et des coûts structurels d'exploitation en hausse.

"Nous pensons que les prix du pétrole se trouvent au début d'une phase de fortes poussées de fièvre", souligne la banque d'affaires américaine qui évalue le plancher des cours à 100 dollars le baril.


Dans ce contexte et avec un indicateur économique vendredi qui a alimenté les craintes d'accélération des relèvements des taux directeurs américains, "les gens ont choisi la voie la plus facile en vendant avant le week-end", a observé Al Goldman.

Initialement rassuré par un chiffre des créations d'emplois inférieur de moitié aux attentes pour le mois de mars (110.000), le marché a vu ses inquiétudes sur l'inflation ravivées par une activité industrielle plus robuste que prévu le mois dernier, selon les chiffres publiés par les directeurs d'achats du secteur manufacturier (ISM).

M. Cardillo a également noté que la composante prix de cet indicateur "a explosé", ce qui garantit selon lui que "le pétrole, l'inflation et les taux d'intérêt vont rester au centre de l'attention du marché".

"Je soupçonne que les résultats de sociétés (publiés en masse à partir de la mi-avril, ndlr), vont être relégués au second plan", a prévu M. Cardillo.

Mais Al Goldman se dit "prudemment optimiste".

"Nous pensons que l'inflation ne va pas être un problème et que les taux à court terme vont monter mais pas de manière dramatique", a déclaré M. Goldman. L'actualité économique de la semaine prochaine va être très légère, avec essentiellement la publication jeudi des demandes hebdomadaires d'allocations chômage.

17/10/2013

Qui sont les acteurs de la bourse ?


Euronext
39, rue Cambon – 75001 Paris (tél. 01 49 27 10 00)

Les bourses d'Amsterdam, de Bruxelles et de Paris ont décidé de s'unir au sein d'Euronext, formant ainsi la première place boursière européenne. La création d'Euronext permet aux investisseurs d'intervenir à partir d'un point d'accès unique sur un ensemble élargi de valeurs et de produits dérivés Euronext est une entreprise privée qui assure différents services : fonctionnement, développement, promotion et sécurité des marchés. Elle a pour rôle de fixer les règles d’adhésion de ses membres et d’admission à la cote.
Aussi doit-elle surveiller les systèmes informatiques de cotation, la diffusion des cours en temps réel et enregistrer les transactions.

 
2) Le CMF – Conseil des Marchés Financiers
31, rue Saint Augustin – 75002 Paris (tél. 01 55 35 55 35)

Le Conseil des Marchés Financiers a remplacé en octobre 1996 le Conseil des Bourses de Valeur et le Conseil du Marché à Terme. Il travaille en collaboration avec le Ministère de l’Economie et fixe :

    les règles que doivent respecter les opérateurs de marché dans la prestation de leurs services,
    les principes d’organisation des marchés réglementés,
    l’ensemble des règles propres aux opérations publiques (OPA, OPV, OPE, OPR...).

3) La COB – Commission des Opérations de Bourse
17, place de la Bourse – 75002 Paris (tél. 01 53 45 60 00)

La COB a pour objectif de protéger l’épargnant en veillant à :

    l’information des investisseurs,
    la régularité des opérations,
    la protection des actionnaires minoritaires,
    au bon fonctionnement des marchés d'instruments financiers.

Aussi est-elle habilitée à recevoir les plaintes des actionnaires qui se sentiraient floués par certaines opérations. En outre, la COB délivre les autorisations nécessaires aux créations de Fonds Communs de Placement et de SICAV.

 
4) Les intermédiaires boursiers

    Ceux qui transmettent les ordres
    S’ils ne sont pas membres des marchés de la Bourse de Paris, les intermédiaires qui collectent les ordres les transmettent par la suite à ceux qui les exécutent (moyennant une nouvelle commission...). Il est possible d’obtenir auprès de ces prestataires les mêmes services qu’auprès de ceux qui exécutent les ordres (voir ci-dessous) mais qui exigent en général des portefeuilles d’un montant important.
    Ceux qui les exécutent
    On les appelle les négociateurs de marché (c’est-à-dire les sociétés d’investissement et les banques). Les négociateurs assurent :

    des services d’analyse et de conseil (voire de gestion de patrimoine, sous réserve d’agrément de la COB),
    le placement des produits d’épargne de leurs clients (PEA, SICAV...),
    la conservation des titres de leurs clients.

A SAVOIR

En janvier 1996, une directive européenne a fait obligation aux Etats membres de l’Union Européenne d’adapter leur réglementation boursière à la nouvelle donne européenne. Cette loi a permis de clarifier le rôle des acteurs boursiers :

  • Obligation de différencier les marchés " réglementés " des marchés libres, qui ne font l’objet d’aucune réglementation.
  • L’intervention des opérateurs financiers ne dépend plus de leur statut (auparavant, les banques intervenaient essentiellement dans la transmission des ordres de bourse et les sociétés de bourse dans leur exécution).
  • Désormais, il n’existe plus que deux types d’intermédiaires financiers : les entreprises d’investissement (ex-sociétés de bourse) et les sociétés de services d’investissement (banques...) qui sont toutes deux soumises aux mêmes règles et peuvent transmettre les ordres et /ou les exécuter.