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13/05/2015

Ouvrir un compte en Suisse: pas pour tous les budgets

Malgré des coûts de maintenance élevés et de faibles rendements, les banques suisses offrent une forte solvabilité, le secret bancaire et une économie d'impôt à ceux qui ont suffisamment de capital et osent essayer. Posséder un compte en Suisse n'est en aucun cas une pratique illégale, ni même illégitime.

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Que cela soit un manque de confiance dans les banques française, la recherche du secret bancaire, la diversification financière ou même essayer de réduire la charge fiscal, il existe plusieurs raisons pour envisager d'ouvrir un compte bancaire en Suisse, quelque chose de parfaitement légal à condition qu'elles soient conformes au droit français.

Ces produits, appelés "comptes bancaires offshore" ont pris une importance particulière dans notre pays au cours des dernières années, lorsque les craintes découlant de la crise financière ont provoqué que de nombreux épargnants soient tentés de conserver leurs économies en toute sécurité dans un pays dont le secteur bancaire est la principale activité économique.

"Le but de ces comptes est triple: économies d'impôt (pour la création de société à l'étranger, le but est souvent "l'optimisation fiscale"), la protection de la propriété et la recherche du secret bancaire" explique ainsi le directeur exécutif à Genève de Foster.
La Suisse, grâce à sa situation géographique au centre de l'Europe, est une plaque tournante pour les activités d'affaires internationales.

D'autres avantages pour les épargnants: Les produits de placement sont gérés par la crème de la crème des gestionnaires financiers Également, la Suisse offre un autre atout: diversifier un patrimoine avec des francs suisses, une devise très stable. A cela on peut ajouter le fait que si l'euro naisse, comme cela se passe aujourd'hui, le Francs Suisse, lui, se revalorisa. Mais méfiez-vous, le contraire peut se produire !

Le secret bancaire Suisse

Cependant, pour beaucoup, la véritable raison d'ouvrir un compte en Suisse est un peu moins tangible, mais bien plus précieux: le secret bancaire.

Selon des documents obtenus via Hervé Falciani, la branche suisse de HSBC, une banque privée suisse, a mit en place un sophistiqué système pour permettre à certains clients d'échapper à l'impôt sur le revenu, ne déclarant aux autorités fiscales nationales leurs comptes ouvert en Suisse.


Bien qu'en 2009, le pays a signé douze accords de coopération en matière de renseignements fiscaux, obtenir des informations de clients de banques suisses reste une tâche difficile.

Pour que le secret bancaire puisse être levé il faut d'abord apporter les preuves nécessaires à l'existence d'une fraude. Autrement dit, un accord sur l'échange d'information ne peut être utilisée pour prouver une fraude fiscale. Il faut déjà que le juge apporte des preuves substantielles concernant de possibles évasion de capitaux.

Si un juge demande aux autorités suisses une commission rogatoire, il devra apporter des détails très spécifiques tels que la date et le lieu de la commission des crimes allégués, les personnes impliquées et leur fonction, l'origine de l'argent, etc . Si le dossier n'est pas suffisamment solide, les autorités suisses rejettent la demande d'un juge. La Suisse ne reconnaît pas l'évasion fiscale comme un crime en dehors de son territoire.

Ouvrir un compte en Suisse: Facile, mais pas pour toutes les bourses.

L'ouverture d'un compte à l'étranger n'est pas un processus extrêmement difficile. Il faut généralement une dizaine de jours. Vous aurez besoin d'au moins une copie certifiée conforme de votre passeport et un document confirmant le lieu de résidence du titulaire du compte. En outre, certaines banques, mais pas toutes, demandent également une lettre de référence d'une autre banque.

Cependant, un dépôt minimal comprise entre 50.000 et 100.000 euros, et dans de nombreuses entités, y compris 500 000, sont nécessaires. En outre, les coûts de maintenance peuvent atteindre plusieurs centaines d'euros par an, donc pas aptes pour tous les budgets.

08/04/2015

Le nouveau crédit conso

Le crédit à la consommation est sollicité par de plus en plus de foyers à travers l’hexagone. Ce prêt permet de s’offrir ce que l’on souhaite sans avoir à justifier de l’utilisation de la somme débloquée. Bien souvent, cette somme est utilisée pour des vacances, une nouvelle voiture ou tout simplement un besoin inopiné de trésorerie pour faire face à un coup dur. A ce jour, certaines modifications législatives d’envergure ont été mises en place afin de minimiser les risques liés aux crédits. L’objectif principal est de revoir l’image même du crédit, depuis trop longtemps, il a été perçu comme un élément négatif et pourtant il aide bien des foyers dans toute la France. Selon Le portail de l'économie et des finances, les nouvelles normes législatives ont pour but de rendre moins opaque la contraction des prêts.  En effet, les organismes de crédit communiquent peu ou mal sur les avantages et les conditions réelles du crédit en lui-même. Un tiers des Français ont souscrit à un crédit à la consommation ces 24 derniers mois. Ce chiffre est évocateur d’un besoin caractérisé de la part des ménages en ces temps de crise.

Côté client, cette nouvelle loi a pour mission de responsabiliser l’individu face à ses crédits et donc sa gestion financière. Il est trop aisé de contracter des tas d’emprunts puis de ne plus pouvoir y faire face en remplissant un dossier de surendettement. Côté organisme de crédit, l’objectif est de ne pas induire en erreur les clients par des publicités mensongères et des explications écrites en minuscules en bas de page. Le client engage celui qui le contracte, c’est pourquoi il doit connaître tous les détails de celui-ci.

A savoir, le montant, la durée d’engagement, le taux d’intérêt et bien sur les mensualités. Cela peut paraître évident mais avant cette loi les organismes n’avaient pas pour obligation de préciser ces « détails ». Cela va de pair avec l’utilisation d’un vocabulaire simple et non marketing qui peut être interprété d’une mauvaise manière de la part des potentiels clients. Aussi, ceux-ci auront deux fois plus de temps pour éventuellement se rétracter. Cette période est passée de 7 à 14 jours afin de bien prendre conscience de l’engagement pris. C’est aussi la fin du crédit revolving qui vous permettait d’utiliser votre réserve, elle-même constituée du montant du capital que vous aviez déjà remboursé. Ce crédit perpétuel n’existe donc plus pour le bien des consommateurs. Vous aussi, faites une demande crédit conso dans les meilleures conditions.

28/03/2015

Bourse et éthique.

À l’heure où les dés sont pipés en bourse, où les banques manipulent leur taux de change, où les robots sont en charge de la stratégie de hedge funds, il est urgent de rétablir une information saine pour les petits investisseurs.

Le scandale de la manipulation de grande banque du taux du Libor ne fait que commencer, même si le monde de la finance à tout intérêt à l’étouffer.
Le système économique libéral ne peut fonctionner qu’avec une concurrence pure et parfaite, dont le pilier est la transparence de l’information.

Actuellement, nombre d’instruments financiers s’échangent afin de faire du bonneteau avec les crédits publics ou privés dont les banques veulent se débarrasser. C’est le problème de la dette de nombreux pays européens qui est détenue par les marchés financiers et non par des particuliers comme aux États-Unis ou au Japon.

Même les mathématiciens au sein des banques sont incapables d’évaluer le risque des produits échangés par les traders, quand ils ne sont pas indexés sur les cycles de la lune ou ceux des thèmes astraux.

En tout état de cause, ce n’est pas en étant des moutons de Panurge qu’il est possible de gagner en bourse.

La bourse n’est pas forcément une mauvaise chose pour l’économie: il est possible de choisir des placements éthiques et rentables pour favoriser des entreprises à la philosophie de commerce saine, comme celles qui choisissent le commerce équitable.

La bourse doit donc redevenir un lieu d’investissement éclairé, et non plus un casino mondial pour un petit nombre d’initiés.

Enfin, il est urgent d’instaurer la taxe Tobin, qui serait même une bonne chose pour la stabilité de la bourse elle-même, en limitant la possibilité de trade intraday des robots. Les investisseurs particuliers ont tout à gagner que la bourse ne soit plus branchée sur du courant alternatif.

Des placements éthiques et rémunérateurs existent déjà, soutenons-les.