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19/10/2013

TENDANCE Le maquillage pris sur le vif


Exit les couleurs délavées, le make-up affiche ce printemps sa bonne mine, avec des tons fruités et gourmands. Mais prudence dans l'application...


Les collections printemps-été envahissent les boutiques avec leurs cortèges d'envies : des tons frais, des harmonies colorées, des visages radieux et bronzés. Et, c'est connu, dès que le soleil pointe le bout de ses rayons, le maquillage se métamorphose. Si la grande tendance est au «nude», c'est-à-dire au make up minimaliste et naturel, un challenger de poids fait son apparition cette saison : la couleur. Un parti pris de tons juteux, gourmands et sensuels, «amorcé timidement l'année dernière et qui prend aujourd'hui de l'ampleur», explique Linda Cantello, directrice artistique de yslbeauty.fr.


De la couleur, donc, aux accents tropicaux. «Les variations de turquoise tiennent le haut du pavé, explique Lyne Desnoyers, maquilleuse M.A.C. Les verts sont aussi très présents avec des tons amande lumineux ou émeraude. Quant aux couleurs abricotées – corail, pêche, nectarine –, elles évincent le rose flashy.» Un duo turquoise-ambré qui se taille donc la part belle mais n'exclut pas les lilas, lavandes et jaunes soutenus. «Exit les couleurs délavées ou diaphanes, poursuit la make-up artiste. Mais le registre franc réclame de la précision dans l'application.»


Le teint est très soigné et, surtout, aux antipodes du visage ultrabronzé de ces dernières années. La tendance brésilienne qui sévissait depuis au moins six saisons est reléguée aux oubliettes. «Le hâle extrême laisse place au «baiser du soleil», remarque Tom Pécheux, maquilleur créateur pour Shiseido. La peau est caramel, légèrement dorée.» «C'est le fameux bronzage urbain, aux tonalités de miel, renchérit Lyne Desnoyers. L'autre option ? Le visage porcelaine.»


La texture se situe dans un subtil entre-deux : ni trop nacrée, ni trop mate, et très crémeuse. Bref, appétissante. Mais même s'il ne se prend pas au sérieux, ce maquillage ludique et joyeux doit pourtant être abordé avec rigueur. Car, avec ces teintes franches, le faux pas n'est jamais loin. Toutes les astuces et règles incontournables pour oser la couleur avec élégance.

VOYAGES; Un week-end à Séville


Séville, c’est d’abord la lumière. Étincelante lorsqu’elle poudre l’habit des matadors et qu’elle éclabousse les maisons blanches dont les façades voilées se mirent dans le Guadalquivir.


Dorée quand elle se coule dans les arches du palais de l’Alcazar et rebondit en flaques sur le sol de marbre et les miroirs. Au-delà du folklore et des images colorées véhiculées par “ Carmen ” et “ le Barbier ”, la capitale de l’Andalousie apparaît dans la beauté rayonnante de son architecture hybride. Il faut entrer dans Séville par la route de Cadix pour apprécier pleinement le charme nonchalant des grandes avenues bordées de jardins magnifiques. Le parc de Maria Luísa et la Plaza España, les pavillons étrangers de l’Exposition hispano-américaine de 1929 et leurs façades kitsch, la végétation exubérante qui évoque l’Afrique si proche et, sur l’Isla de la Cartuja, les musées et parcs à thèmes qui ont remplacé les pavillons d’Expo’92. Trois itinéraires de découverte et nos bonnes adresses sévillanes.

Corridas à El Arenal
Douceur de vivre et quiétude six mois de l’année. Passion et animation le reste du temps. La vie de l’ancien quartier portuaire de Séville est rythmée par la saison des corridas. Elle commence à Pâques avec la Feria et se termine au mois d’octobre. Certains dimanches, les 14 000 places de la Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballeria (les plus belles arènes d’Espagne) s’arrachent à prix d’or. Entre deux courses, il y a foule, dans les petits bars de la calle Antonia Diaz et des rues environnantes.

- Bon appétit. Las Golondrinas. Une maison qui porte allègrement son demi-siècle. Pour une cuisine familiale et sans prétention mais pleine de saveurs.Calle Antillano Campos, 26. Tél. : 00 34 95 433 16 26. (Env. 25 E.)
- Bonne nuit. Gran melia Colon. Sa situation, à proximité des arènes de la Maestranza, en a fait l’adresse favorite des toreros et de leurs aficionados. Confortable et élégant, cet hôtel mérite ses cinq étoiles.Calle Canalejas, 1. Tél. : 00 34 95 422 29 00. (Nuit en chambre double : 260 E.)

Romantisme dans le barrio de Santa Cruz.
Il fait bon se promener au fil des ruelles du barrio de Santa Cruz. L’ancien quartier juif illustre à la perfection l’art de vivre andalou. D’une fenêtre s’échappe un accord de guitare ponctué de martèlements : une école de flamenco en plein travail. Il faut avoir l’audace de pousser une porte pour mériter la fraîcheur bleue d’un passage dont la mosaïque débouche sur un patio éclatant. C’est tout ça, le barrio de Santa Cruz. Mais c’est aussi le quartier de la tour de la Giralda aux jardins de l’Alcazar, en passant par l’architecture Renaissance de la Casa de Pilatos.
- Bon appétit. Bodega Santa Cruz. On se presse pour déguster les plats solides de ce bar à tapas animé.
Calle Rodrigo Caro, 1.
Tél. : 00 34 95 421 32 46. (Env. 20 E.)

- Bonne nuit. Hotel Alfonso XIII. C’est l’un des plus célèbres palaces d’Espagne. On ne peut pas rester insensible aux plafonds à caissons, au marbre qui répond aux azulejos, à l’architecture inspirée du style mauresque andalou.San Fernando, 2. Tél. : 00 34 95 491 70 00. (Nuit en chambre double : 466 E).

Soirées gitanes à Triana.
Ambiance très Gipsy Kings dans l’ancien quartier gitan de Séville, sur la rive gauche du Guadalquivir. C’est là qu’il faut venir pour grignoter des tapas. Le soir, les bars qui fourmillent, notamment autour de la Plaza del Altonazo, sont très animés. Le flamenco abolit les barrières sociales et les Espagnols de la Movida se retrouvent, toutes origines confondues, pour danser une sévillane ou accompagner de la voix les prestations des couples.

- Bon appétit. Casa Mejías. Cuisine traditionnelle. Près du pont de Triana, le restaurant offre une belle terrasse.
Calle Reyes Católicos, 25.
Tél. : 00 34 95 456 43 07.
- Sortir. Il y a beaucoup de bars dans le barrio de Triana. Vous aurez donc l’embarras du choix. Mais il faut savoir attendre une heure avancée de la nuit. Décalage horaire local oblige, la soirée commence rarement avant 1 heure ou 2 heures du matin. Bonne nuit !

Semaine Sainte et Féria
qui se déroule du dimanche des Rameaux à celui de Pâques (du 20 au 27 mars), dans une ambiance de surexcitation incroyable, les Sévillans continuent avec la Feria de Abril (du 12 au 17 avril). Si l’essentiel des parades et défilés à cheval a lieu au sud du quartier de Los Remedios, proche de Triana, sur la rive gauche du Guadalquivir, on fait la fête dans toute la ville.

- Y aller
Plusieurs voyagistes proposent des formules week-end à Séville, comprenant le vol au départ de Paris, les transferts et l’hébergement. C’est le cas, notamment, de Mundicolor, qui offre une belle sélection d’établissements, du charme au luxe. À partir de 410 E par personne en chambre double pour 2 nuits d’hôtel.
Rens. au 01.46.22.41.37.

18/10/2013

L'épine dorsale du thermalisme.

«Pour soulager un rhumatisme, thalassothérapie et thermalisme ne sont pas opposés. Je conseille même souvent aux patients d'aller en bord de mer avant et après une cure chez nous»,

déclare le Dr Jacques Oudot, médecin de la station thermale d'Allevard-les-Bains. Mais la rhumatologie reste une spécialité thermale. Elle représente plus de la moitié des cures de trois semaines prises en charge par la Sécurité sociale et 75 % des stations sont agréées pour les soigner. Les nombreux sites qui accueillent sur moins de douze jours pour des «mini-cures» non remboursées ou des forfaits de remise en forme, type instituts marins, en tirent un crédit supplémentaire.

Car, tout naturellement, les victimes de contractures ou autres vertèbres délicates bénéficient alors dans les centres des soins professionnels habituellement prodigués aux curistes plus sérieusement atteints. La garantie d'un processus médicalisé, une hygiène sous surveillance étroite, des kinésithérapeutes et non des masseurs et une eau thérapeutique: pour les clients «bien-être», ce sont autant d'atouts hérités du volet «blouses blanches et maladie» et transposés dans un cadre plus cocooning ou ludique, fruit des efforts de rénovation des établissements ces dernières années. «Le thermalisme est une polythérapie, insiste cependant le Dr Oudot.

Elle associe la climatologie, l'hydrothérapie (qui agit aussi bien avec l'eau du robinet), la pédagogie et la crénothérapie qui, elle, dépend de l'eau employée. Or celle issue d'une source thermale est un médicament en soi, impossible à synthétiser en comprimé.» Et cette eau pharmacologique soulage notre colonne *. La pénétration d'ions sulfureux a notamment des effets anti-inflammatoires. A Salins-les-Bains, le Dr Jean-Michel Rigaux, directeur de l'établissement thermal, souligne la particularité du sel. «Il déshydrate et déclenche un phénomène d'osmose qui désinfiltre les articulations souffrantes. Le cartilage y gagne en mobilité», explique-t-il. Sans compter le potassium, le magnésium et le calcium qui bloquent la douleur à son point de départ. Chaudes, les boues chargées de minéraux et l'eau des bains et des douches dispensent leurs effets antalgiques de nos cervicales à nos lombaires. Les jets, bulles ou rampes y jouent les agents massant et décontracturant.

A Néris-les-Bains, on s'allonge même dans une étuve cervico-lombaire, fauteuil d'où surgissent des jets de vapeur qui réchauffent toutes nos vertèbres en douceur. La chaleur assouplit les muscles et favorise l'amplitude de mouvement lors des séances de rééducation en piscine sous la conduite d'un kinésithérapeute. On tâche de maintenir sans fléchir l'indispensable bascule du bassin vers l'avant en serrant les abdominaux, position protectrice de la colonne vertébrale. Et tout comme en salle, on effectue des exercices d'assouplissement, de musculation du dos et de tonification des abdominaux. En grande majorité, les problèmes sont dus à des raideurs. Hormis les massages personnalisés qui relaxent et soulagent, c'est à nous de corriger les mauvaises habitudes gestuelles qui créent ces tensions. La station d'Allevard est l'une des rares stations thermales à posséder une «école du dos» avec salle équipée pour s'entraîner in situ à faire un lit, à se pencher au-dessus d'un lavabo ou passer l'aspirateur. Les participants repartiront avec un ouvrage de 50 pages récapitulant les connaissances théoriques et les exercices de gymnastique acquis au cours de la mini-cure. D'autres, comme Bagnoles-de-l'Orne, intègrent dans leur forfait une demi-heure quotidienne de prophylaxie vertébrale. Ce cours en petit groupe aborde l'anatomie et la physiologie du dos, les pathologies, les techniques de ramassage et de transport de poids... Là aussi, on glissera un document de synthèse dans sa valise. Enfin, certains forfaits «dos en forme» se contentent de soulager, d'apporter un mieux-être sans ambition pédagogique.