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17/10/2013

Le mariage de Valentine et cedric

Émotion, simplicité, rires et partage : les ingrédients d’un mariage réussi.

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La cérémonie

Une église somptueuse au cœur de la ville de Nantes, une messe animée par les voix extraordinaires d’un gospel, un Ave Maria à couper le souffle, une standing ovation de l’assistance… L’émotion était de mise.

Les fleurs

Blanc immaculé. Roses blanches, arums, lys, pivoines… Un choix de fleurs très épuré. Pour la promise, un bouquet longiligne et sobre « pour rappeler la robe », ponctué de jasmin, et pour les bancs de l’église des bouquets de roses et de lierre. L’astuce : recycler la décoration florale de l’église dans de grosses corbeilles accrochées au mur de la salle de réception (sans oublier de faire don d’une composition à la paroisse).

L’adresse de Valentine : L’Atelier du Fleuriste, 20, rue Franklin, 44000 Nantes. Tél. : 02 40 35 31 32.

 La sortie d'église

Les vœux sont désormais prononcés, le couple est à l’aube d’une nouvelle aventure. Pour célébrer cela, les amis et la famille accueillent les mariés avec des pétales de roses – blanches évidemment. Après les photos, direction Vallet, dans le vignoble nantais, où une vieille demeure du XVe siècle attend les mariés et leurs invités.

 La voiture

« Un vrai casse-tête » selon Valentine. Avec un marié accro aux belles cylindrées (Cédric ne jure que par Lotus et BMW), l’impasse sur une voiture de choix n’était pas permise. Facile à dire, mais écumer tous les loueurs de voitures spécialisées ne suffit pas toujours à trouver son bonheur. Heureusement, la crise a pu être évitée – de justesse – grâce à une ancienne Mercedes de 1959, prêtée par un ami.

La robe et la mise en beauté

Pas de compromis, mais une robe sur mesure de la créatrice Delphine Manivet. Après six mois de confection, le résultat est à la hauteur. Un modèle léger, raffiné, dans l’air du temps et non sans rappeler les figures de la Grèce antique. Côté accessoires, une perle de Tahiti comme seul bijou avec sa bague de fiançailles et des ballerines Repetto argentées. Pour la mise en beauté, Valentine a opté pour le naturel. Le maquillage est léger et rosé, la coiffure structurée sans être stricte, ni trop classique.

Adresses:

les Bagues de fiançailles

Le site de Delphine Manivet


 Le lieu et le traiteur

Un lieu intimiste. À l’extérieur, une cour carrée et verdoyante. À l’intérieur, des pierres apparentes et une grande hauteur sous plafond. Une salle pleine de charme, très minérale. Pour la réchauffer, des centres de tables en fleurs blanches et rouges, des timbales de fruits rouges à picorer, des petites bougies et une touche de vert avec le lierre. Côté traiteur, pas d’entrée pour éviter un repas interminable, mais un cocktail autour de plusieurs ateliers. Huîtres servies avec un muscadet, foie gras sur pain et pain d’épice, pierrade de viandes, poissons et saint-jacques…

Adresse:

La Seigneurie du Bois Benoist

Letraiteur Tailhandier & Douet



La pause sucreries : un buffet de bonbons en fin de soirée. Succès garanti ! Valentine s’en étonne encore : « Il n’en restait plus un seul, alors qu’on pensait en avoir trop prévu ! »

Clin d’œil régional : pas de dragées, mais des petits sachets de caramels au beurre salé breton offerts aux invités.

 Le lieu et le traiteur

Un lieu intimiste. À l’extérieur, une cour carrée et verdoyante. À l’intérieur, des pierres apparentes et une grande hauteur sous plafond. Une salle pleine de charme, très minérale. Pour la réchauffer, des centres de tables en fleurs blanches et rouges, des timbales de fruits rouges à picorer, des petites bougies et une touche de vert avec le lierre. Côté traiteur, pas d’entrée pour éviter un repas interminable, mais un cocktail autour de plusieurs ateliers. Huîtres servies avec un muscadet, foie gras sur pain et pain d’épice, pierrade de viandes, poissons et saint-jacques…

La pause sucreries : un buffet de bonbons en fin de soirée. Succès garanti ! Valentine s’en étonne encore : « Il n’en restait plus un seul, alors qu’on pensait en avoir trop prévu ! »

Clin d’œil régional : pas de dragées, mais des petits sachets de caramels au beurre salé breton offerts aux invités.


 Le thème

Le jeune couple ne manque pas d’humour. Avec une mariée attachée de presse à la ville, jouer la carte de la presse était tentant. Un choix original qui marque les esprits. Faire-part, livret de messe, remerciements : des photos mises en page à la façon des unes d’un tabloïd. Détail : les tables affichent, elles aussi, les noms de grands titres de journaux et magazines français.

 Les photos officielles

Aux yeux de leurs amis, ils sont « un couple citadin, très parisien ». Le choix des photos s’imposait alors dans un cadre urbain et moderne. Pas de « chichis », une ambiance qui leur ressemble, derrière le palais de justice de Nantes, à l’architecture très contemporaine.

Qui sont les acteurs de la bourse ?


Euronext
39, rue Cambon – 75001 Paris (tél. 01 49 27 10 00)

Les bourses d'Amsterdam, de Bruxelles et de Paris ont décidé de s'unir au sein d'Euronext, formant ainsi la première place boursière européenne. La création d'Euronext permet aux investisseurs d'intervenir à partir d'un point d'accès unique sur un ensemble élargi de valeurs et de produits dérivés Euronext est une entreprise privée qui assure différents services : fonctionnement, développement, promotion et sécurité des marchés. Elle a pour rôle de fixer les règles d’adhésion de ses membres et d’admission à la cote.
Aussi doit-elle surveiller les systèmes informatiques de cotation, la diffusion des cours en temps réel et enregistrer les transactions.

 
2) Le CMF – Conseil des Marchés Financiers
31, rue Saint Augustin – 75002 Paris (tél. 01 55 35 55 35)

Le Conseil des Marchés Financiers a remplacé en octobre 1996 le Conseil des Bourses de Valeur et le Conseil du Marché à Terme. Il travaille en collaboration avec le Ministère de l’Economie et fixe :

    les règles que doivent respecter les opérateurs de marché dans la prestation de leurs services,
    les principes d’organisation des marchés réglementés,
    l’ensemble des règles propres aux opérations publiques (OPA, OPV, OPE, OPR...).

3) La COB – Commission des Opérations de Bourse
17, place de la Bourse – 75002 Paris (tél. 01 53 45 60 00)

La COB a pour objectif de protéger l’épargnant en veillant à :

    l’information des investisseurs,
    la régularité des opérations,
    la protection des actionnaires minoritaires,
    au bon fonctionnement des marchés d'instruments financiers.

Aussi est-elle habilitée à recevoir les plaintes des actionnaires qui se sentiraient floués par certaines opérations. En outre, la COB délivre les autorisations nécessaires aux créations de Fonds Communs de Placement et de SICAV.

 
4) Les intermédiaires boursiers

    Ceux qui transmettent les ordres
    S’ils ne sont pas membres des marchés de la Bourse de Paris, les intermédiaires qui collectent les ordres les transmettent par la suite à ceux qui les exécutent (moyennant une nouvelle commission...). Il est possible d’obtenir auprès de ces prestataires les mêmes services qu’auprès de ceux qui exécutent les ordres (voir ci-dessous) mais qui exigent en général des portefeuilles d’un montant important.
    Ceux qui les exécutent
    On les appelle les négociateurs de marché (c’est-à-dire les sociétés d’investissement et les banques). Les négociateurs assurent :

    des services d’analyse et de conseil (voire de gestion de patrimoine, sous réserve d’agrément de la COB),
    le placement des produits d’épargne de leurs clients (PEA, SICAV...),
    la conservation des titres de leurs clients.

A SAVOIR

En janvier 1996, une directive européenne a fait obligation aux Etats membres de l’Union Européenne d’adapter leur réglementation boursière à la nouvelle donne européenne. Cette loi a permis de clarifier le rôle des acteurs boursiers :

  • Obligation de différencier les marchés " réglementés " des marchés libres, qui ne font l’objet d’aucune réglementation.
  • L’intervention des opérateurs financiers ne dépend plus de leur statut (auparavant, les banques intervenaient essentiellement dans la transmission des ordres de bourse et les sociétés de bourse dans leur exécution).
  • Désormais, il n’existe plus que deux types d’intermédiaires financiers : les entreprises d’investissement (ex-sociétés de bourse) et les sociétés de services d’investissement (banques...) qui sont toutes deux soumises aux mêmes règles et peuvent transmettre les ordres et /ou les exécuter.

16/10/2013

Comment tu tchaches?

goudaillier-comment-tu-tchatches-1997-1.jpgPublié en 1997, par le professeur Jean-Pierre Goudaillier, Comment tu tchaches ?, ouvrage réédité en 2001.

 

Dès les premières lignes, j’étais surpris par l’appréciation émerveillée du professeur au Collège de France, Claude Hagège, sur le français marginal qui se parle, ou se parlait, au siècle dernier, dans les barres de logements sociaux autour de Paris :

 

« Manifestation linguistique d’une révolte, d’une culture des interstices ou d’une fracture sociale souvent profonde. C’est un français remarquable qui s’entend aujourd’hui dans les cités. »


Qu’avait voulu dire le maître éminent, il y a sept ans, soit en pleine mode des cités à la suite du film La Haine, par les mots culture des interstices ?

C’est très curieux comme formule. Interstices de quoi ?... Le terme désigne un « très petit vide entre les parties d’un corps ou différents corps. Les interstices des rideaux laissent passer le jour », dit Le Robert. Les interstices sont des fentes, de petites fentes, mais la « culture des fentes » pourrait faire jaser...ne laissons point notre imagination voguer, nul message d'amour fleuri dirigé a la gent féminine de nos banlieues...

L’interstice ainsi suggéré fait référence à la « fracture » lancée par le président de la République en 1995. S’il y a fracture, il se crée forcément des interstices entre les morceaux disjoints. On peut donc comprendre que la langue des banlieues un argot nourri d’anglais de la drogue et de langues africaines fleurisse aux points de frottement entre les cultures arabe, française, wolof, américaine, comme l’herbe pousse entre les pavés.

A la rigueur, cela se tient.

Mais de là à écrire : "C’est un français assez remarquable qui s’entend aujourd’hui dans les cités" Ah bon ? Vous trouvez ?


Certes, ce français se remarque, surtout quand les médias se chargent d’en faire la propagande sans qu’on ait besoin d’aller voir et entendre soi-même ce qu’il en est vraiment sur les trottoirs des fameuses barres. Mais est-il pour autant « remarquable » au sens où l’entend le professeur au Collège de France ? C’est-à-dire excellent parce que riche, expressif et efficace. Cela se discute dans la mesure où il est pratiqué par des jeunes gens qui ont à leur service entre trois cents et six cents mots pour tout dire, accompagnés par une série d’onomatopées pour loger les nuances, et soulignés par des gestes comme dans les dessins animés.

Et bien, là, réside la supercherie : ces mots violents, porteurs de sens différents, parfois contradictoires, qui désignent souvent des comportements tragiques et suicidaires, sont contemplés par des intellectuels au langage précis, châtié, pléthorique, lorsqu’ils s’entrecroisent en des lieux douillets où l’on tient la mort violente à distance respectueuse. L’argot des banlieues paraît à ces élites verbales comme des grains de poivre dans un bouillon, ils relèvent le goût. Fort bien ! Hélas ! ce qui manque aux locuteurs des cités, c’est justement le bouillon.

Ce qui crée l’illusion, c’est qu’un mot étrange répété à l’infini donne une impression de richesse tout à fait fausse, en réalité. Le ressassement mécanique d’une vingtaine de termes pittoresques jette de la poudre aux yeux en matière de prouesse verbale. Une enquête sérieuse montrerait, au contraire, que le français familier lui-même est en train de s’effacer des nouvelles générations dont le logos s’appauvrit bel et bien, quoi qu’on en dise, et de manière préoccupante. Je crains que la culture des interstices ne soit en fait celle des trous béants!