Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

17/10/2013

Qui sont les acteurs de la bourse ?


Euronext
39, rue Cambon – 75001 Paris (tél. 01 49 27 10 00)

Les bourses d'Amsterdam, de Bruxelles et de Paris ont décidé de s'unir au sein d'Euronext, formant ainsi la première place boursière européenne. La création d'Euronext permet aux investisseurs d'intervenir à partir d'un point d'accès unique sur un ensemble élargi de valeurs et de produits dérivés Euronext est une entreprise privée qui assure différents services : fonctionnement, développement, promotion et sécurité des marchés. Elle a pour rôle de fixer les règles d’adhésion de ses membres et d’admission à la cote.
Aussi doit-elle surveiller les systèmes informatiques de cotation, la diffusion des cours en temps réel et enregistrer les transactions.

 
2) Le CMF – Conseil des Marchés Financiers
31, rue Saint Augustin – 75002 Paris (tél. 01 55 35 55 35)

Le Conseil des Marchés Financiers a remplacé en octobre 1996 le Conseil des Bourses de Valeur et le Conseil du Marché à Terme. Il travaille en collaboration avec le Ministère de l’Economie et fixe :

    les règles que doivent respecter les opérateurs de marché dans la prestation de leurs services,
    les principes d’organisation des marchés réglementés,
    l’ensemble des règles propres aux opérations publiques (OPA, OPV, OPE, OPR...).

3) La COB – Commission des Opérations de Bourse
17, place de la Bourse – 75002 Paris (tél. 01 53 45 60 00)

La COB a pour objectif de protéger l’épargnant en veillant à :

    l’information des investisseurs,
    la régularité des opérations,
    la protection des actionnaires minoritaires,
    au bon fonctionnement des marchés d'instruments financiers.

Aussi est-elle habilitée à recevoir les plaintes des actionnaires qui se sentiraient floués par certaines opérations. En outre, la COB délivre les autorisations nécessaires aux créations de Fonds Communs de Placement et de SICAV.

 
4) Les intermédiaires boursiers

    Ceux qui transmettent les ordres
    S’ils ne sont pas membres des marchés de la Bourse de Paris, les intermédiaires qui collectent les ordres les transmettent par la suite à ceux qui les exécutent (moyennant une nouvelle commission...). Il est possible d’obtenir auprès de ces prestataires les mêmes services qu’auprès de ceux qui exécutent les ordres (voir ci-dessous) mais qui exigent en général des portefeuilles d’un montant important.
    Ceux qui les exécutent
    On les appelle les négociateurs de marché (c’est-à-dire les sociétés d’investissement et les banques). Les négociateurs assurent :

    des services d’analyse et de conseil (voire de gestion de patrimoine, sous réserve d’agrément de la COB),
    le placement des produits d’épargne de leurs clients (PEA, SICAV...),
    la conservation des titres de leurs clients.

A SAVOIR

En janvier 1996, une directive européenne a fait obligation aux Etats membres de l’Union Européenne d’adapter leur réglementation boursière à la nouvelle donne européenne. Cette loi a permis de clarifier le rôle des acteurs boursiers :

  • Obligation de différencier les marchés " réglementés " des marchés libres, qui ne font l’objet d’aucune réglementation.
  • L’intervention des opérateurs financiers ne dépend plus de leur statut (auparavant, les banques intervenaient essentiellement dans la transmission des ordres de bourse et les sociétés de bourse dans leur exécution).
  • Désormais, il n’existe plus que deux types d’intermédiaires financiers : les entreprises d’investissement (ex-sociétés de bourse) et les sociétés de services d’investissement (banques...) qui sont toutes deux soumises aux mêmes règles et peuvent transmettre les ordres et /ou les exécuter.

16/10/2013

Comment tu tchaches?

goudaillier-comment-tu-tchatches-1997-1.jpgPublié en 1997, par le professeur Jean-Pierre Goudaillier, Comment tu tchaches ?, ouvrage réédité en 2001.

 

Dès les premières lignes, j’étais surpris par l’appréciation émerveillée du professeur au Collège de France, Claude Hagège, sur le français marginal qui se parle, ou se parlait, au siècle dernier, dans les barres de logements sociaux autour de Paris :

 

« Manifestation linguistique d’une révolte, d’une culture des interstices ou d’une fracture sociale souvent profonde. C’est un français remarquable qui s’entend aujourd’hui dans les cités. »


Qu’avait voulu dire le maître éminent, il y a sept ans, soit en pleine mode des cités à la suite du film La Haine, par les mots culture des interstices ?

C’est très curieux comme formule. Interstices de quoi ?... Le terme désigne un « très petit vide entre les parties d’un corps ou différents corps. Les interstices des rideaux laissent passer le jour », dit Le Robert. Les interstices sont des fentes, de petites fentes, mais la « culture des fentes » pourrait faire jaser...ne laissons point notre imagination voguer, nul message d'amour fleuri dirigé a la gent féminine de nos banlieues...

L’interstice ainsi suggéré fait référence à la « fracture » lancée par le président de la République en 1995. S’il y a fracture, il se crée forcément des interstices entre les morceaux disjoints. On peut donc comprendre que la langue des banlieues un argot nourri d’anglais de la drogue et de langues africaines fleurisse aux points de frottement entre les cultures arabe, française, wolof, américaine, comme l’herbe pousse entre les pavés.

A la rigueur, cela se tient.

Mais de là à écrire : "C’est un français assez remarquable qui s’entend aujourd’hui dans les cités" Ah bon ? Vous trouvez ?


Certes, ce français se remarque, surtout quand les médias se chargent d’en faire la propagande sans qu’on ait besoin d’aller voir et entendre soi-même ce qu’il en est vraiment sur les trottoirs des fameuses barres. Mais est-il pour autant « remarquable » au sens où l’entend le professeur au Collège de France ? C’est-à-dire excellent parce que riche, expressif et efficace. Cela se discute dans la mesure où il est pratiqué par des jeunes gens qui ont à leur service entre trois cents et six cents mots pour tout dire, accompagnés par une série d’onomatopées pour loger les nuances, et soulignés par des gestes comme dans les dessins animés.

Et bien, là, réside la supercherie : ces mots violents, porteurs de sens différents, parfois contradictoires, qui désignent souvent des comportements tragiques et suicidaires, sont contemplés par des intellectuels au langage précis, châtié, pléthorique, lorsqu’ils s’entrecroisent en des lieux douillets où l’on tient la mort violente à distance respectueuse. L’argot des banlieues paraît à ces élites verbales comme des grains de poivre dans un bouillon, ils relèvent le goût. Fort bien ! Hélas ! ce qui manque aux locuteurs des cités, c’est justement le bouillon.

Ce qui crée l’illusion, c’est qu’un mot étrange répété à l’infini donne une impression de richesse tout à fait fausse, en réalité. Le ressassement mécanique d’une vingtaine de termes pittoresques jette de la poudre aux yeux en matière de prouesse verbale. Une enquête sérieuse montrerait, au contraire, que le français familier lui-même est en train de s’effacer des nouvelles générations dont le logos s’appauvrit bel et bien, quoi qu’on en dise, et de manière préoccupante. Je crains que la culture des interstices ne soit en fait celle des trous béants!

la délocalisation des services informatiques.

Les délocalisations ne frappent pas seulement les usines et des métiers comme le textile et l'électronique. Les services sont également de plus en plus touchés. En particulier l'informatique. Un nombre grandissant d'entreprises américaines et européennes confient la gestion de leur système d'informations à des prestataires spécialisés au nom de l'efficacité économique. Certaines n'hésitent pas à faire exécuter des tâches en Inde.


Un emploi sur dix dans l'industrie informatique américaine devrait être transféré vers des marchés émergents d'ici à la fin de 2015 et En Europe 1,2 million de postes pourraient disparaître d'ici à 2020, principalement dans les secteurs financiers et informatiques. Exprimé en dollars, le montant des délocalisations devrait passer à 24 milliards à l'horizon 2017 pour les seuls services informatisés.


Le sujet inquiète d'autant plus les pouvoirs publics américains et européens qu'il s'agit d'emplois qualifiés. Et certains redoutent que les laboratoires de recherche soient à leur tour touchés. Au nom d'une logique très simple : il est difficile de séparer la production et la recherche.


Le débat fait d'autant plus rage sur le danger des délocalisations que les avis sont très partagés sur l'ampleur de ce mouvement. Le gouvernement français multiplie les mesures pour tenter de retenir en France les emplois menacés. La stratégie du gouvernement est de maintenir la France tout particulièrement attractive dans certains domaines clefs qui sont importants pour l'avenir de la France en termes d'emplois, de stratégie et de technologie. Une série de mesures pour lutter contre ce mouvement et favoriser les relocalisations devrait reposer pour l'essentiel sur des crédits de taxe professionnelle, des crédits d'impôt, des exonérations fiscales et des allégements de charges.