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20/12/2013

Le pétrole au centre des préoccupations de la bourse américaine

 La Bourse américaine, en baisse depuis le début de l'année, va continuer à évoluer au gré des fluctuations des cours du brut alors que les opérateurs sont préoccupés de l'impact de la flambée du pétrole sur la croissance économique aux Etats-Unis, selon les analystes.

La Bourse américaine a enregistré la semaine passée sa quatrième baisse hebdomadaire consécutive. Le Dow Jones Industrial Average (DJIA), principal indicateur de Wall Street, a fini la semaine vendredi en recul de 0,37% à 10.404,30 points, alors que l'indice composite du Nasdaq s'est replié de 0,31% à 1.984,81 points.

Seul l'indice Standard and Poor's 500 (SP 500), plus représentatif de la tendance générale, a réussi à progresser de 0,12% pour clôturer à 1.172,92 points vendredi.

Le Dow et le SP 500 restent à leur plus bas niveau depuis la fin janvier dernier-


"Le marché est extrêmement volatile. A part mercredi, la semaine a été mauvaise", a souligné Al Goldman, stratège chez AG Edwards.

"Le principal problème est le prix du pétrole. Si les gens commencent à croire en un baril à plus de 100 dollars comme l'avance GoldmanSachs.com, cela créerait de sérieux vents contraires pour le marché" en raison des implications négatives pour l'économie, a expliqué M. Goldman.

Dans une étude destinée à ses clients, Goldman Sachs a estimé jeudi que les cours pourraient atteindre 105 dollars le baril, contre une précédente estimation de 80 dollars maximum, notamment en raison de la persistance d'une forte demande et des coûts structurels d'exploitation en hausse.

"Nous pensons que les prix du pétrole se trouvent au début d'une phase de fortes poussées de fièvre", souligne la banque d'affaires américaine qui évalue le plancher des cours à 100 dollars le baril.


Dans ce contexte et avec un indicateur économique vendredi qui a alimenté les craintes d'accélération des relèvements des taux directeurs américains, "les gens ont choisi la voie la plus facile en vendant avant le week-end", a observé Al Goldman.

Initialement rassuré par un chiffre des créations d'emplois inférieur de moitié aux attentes pour le mois de mars (110.000), le marché a vu ses inquiétudes sur l'inflation ravivées par une activité industrielle plus robuste que prévu le mois dernier, selon les chiffres publiés par les directeurs d'achats du secteur manufacturier (ISM).

M. Cardillo a également noté que la composante prix de cet indicateur "a explosé", ce qui garantit selon lui que "le pétrole, l'inflation et les taux d'intérêt vont rester au centre de l'attention du marché".

"Je soupçonne que les résultats de sociétés (publiés en masse à partir de la mi-avril, ndlr), vont être relégués au second plan", a prévu M. Cardillo.

Mais Al Goldman se dit "prudemment optimiste".

"Nous pensons que l'inflation ne va pas être un problème et que les taux à court terme vont monter mais pas de manière dramatique", a déclaré M. Goldman. L'actualité économique de la semaine prochaine va être très légère, avec essentiellement la publication jeudi des demandes hebdomadaires d'allocations chômage.

25/11/2012

Prévisions du prix du pétrole du 26 au 30 novembre 2012.


Sur le marché aux matières premières de New York, les contrats sur le pétrole à échéance pour décembre se sont échangés à 88.28 USD le baril à la clôture des échanges, gagnant 1% journaliers, après avoir culminé à 88.52 USD, leur plus haut niveau depuis le 20 novembre.

Ils auront du coup accumulé 1.3% au cours de leur troisième semaine positive d'affilée.

Le volume des échanges se trouvait fortement réduit par la fermeture anticipée des places américaines en raison du pont de Thanskgiving.

Le moral est en effet revenu après que la Grèce ait déclaré que le Fonds Monétaire International avait assoupli ses objectifs de réduction de dettes, laissant à penser que ses créanciers étaient sur le point de trouver un accord sur la prochaine tranche d'aides indispensables au pays.

Certaines sources ayant pris part aux négociations ont cependant averti que le déficit budgétaire pourrait être nettement plus important que ce suggéraient les autorités.

Les pourparlers de mardi entre les ministres des finances de l'Eurogroupe et le Fonds Monétaire International se sont en effet heurtés à une impasse, privant ainsi la nation hellène de sa bouée de sauvetage, en raison des désaccords concernant la meilleure façon de réduire le fardeau de sa dette à un niveau gérable.

L'ambiance s'est par contre éclaircie après que l'institut allemand Ifo pour la recherche économique ait déclaré que son indice de la confiance des entreprises était remonté depuis 100 vers 101.4 pour novembre, alors qu'un recul à 99.5 était redouté.

Ces informations survenaient au lendemain de la révélation de l'indice manufacturier des directeurs des achats manufacturiers de la Chine établi par HSBC, se hissant depuis 49.5 définitifs vers 50.4 pour novembre, retournant ainsi en zone positive pour la première fois depuis plus d'un an.

Sa consommation n'est seconde que derrière celle des Etats-Unis, et reste la principale responsable de l'augmentation de la demande.

Le recul de l'étalon américain a aussi amplifié la tendance, l'indice dollar, reflétant les performances du billet vert par rapport à un panier constitué de six de ses principaux rivaux, a dévissé de 0.76% de son côté pour se situer à 80.22, sa valeur la plus faible depuis le 2 novembre.

Les contrats sur le pétrole, libellés en dollars, ont tendance à monter quand ce dernier descend, les rendant moins coûteux pour les détenteurs d'autres devises.

Les tensions géopolitiques entre Israël et la Palestine demeuraient vives, bien que les deux camps aient adopté le 21 novembre un cessez-le-feu sous l'égide de l'Egypte, mettant ainsi fin à huit jours de combats ayant causé la mort de 162 palestiniens et 6 israéliens.

La région comprenant le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord produit 36% de la capacité de la planète, et détenait 52% de ses réserves avérées en 2011.

Le sommet des ministres des finances de la zone euro de lundi, centré sur l'octroi de la prochaine bouée de sauvetage à la Grèce, sera le point de mire de la semaine prochaine.

L'attention continuera d'être attirée par la menace du mur fiscal américain, causé par la fin d'importantes réductions d'impôts et l'activation de coupes budgétaires, devant prendre effet pour un total d'environ 600 milliards d'USD d'ici le premier janvier.

Certains craignent ainsi que cet obstacle supplémentaire ne replonge l'économie nationale dans la récession, à moins que les élus et la Maison Blanche ne surmontent leurs divisions pour arracher un compromis au cours des six semaines précédant la date fatidique.

Sur le marché ICE, les futures Brent sur le brut pour janvier se sont élevées de 0.7% vendredi pour se hisser à 111.34 USD du baril.

Leurs cours, établis à Londres, ont ainsi terminé la semaine avec une poussée de 1.95%, pour s'établir à 23.06 USD de mieux que leurs homologues américaines.

 

 

29/10/2012

L'or ne cède pas.

Source Forexpros - Les options sur l'or ont tenu bon ce lundi matin, tandis que les incertitudes budgétaires de la Grèce et de l'Espagne continuaient à pousser les investisseurs dans les bras relativement rassurants du dollar U.S.

Elles gardaient cependant la forme grâce aux rumeurs d'accommodements supplémentaires de la part de la Banque du Japon, qui filaient bon train dans l'expectative de sa prise de cap du 30 octobre.

Sur la section Comex de la bourse aux matières premières de New York, les contrats sur l'or à échéance pour décembre se sont échangés à 1 711.65 USD de l'once en début de séance européenne, n'affichant quasiment aucune évolution.

Ils avaient précédemment touché le fond à 1 USD, leur pire cours depuis , avec % d'augmentation.

Ils avaient précédemment oscillé dans une bande étroite située entre 1 717.85 USD, leur meilleur cours journalier, et 1 688.85 USD, leur pire, après avoir plongé le 24 octobre à 1 699.65 USD, leur valeur la plus faible des sept semaines écoulées.

Les chances étaient grandes de les voir trouver du soutien à 1 688.85 USD, leur plancher du 7 septembre, et rencontrer de la résistance à 1 731.25 USD, leur plafond du 22 octobre.

Le volume des échanges avait pour sa part toutes les chances de rester réduit, en raison de la première fermeture impromptue des marchés américains depuis septembre 2001, alors que le nord-est des États-Unis se trouvait sous la menace de l'ouragan Sandy.

La chute de prix était survenue alors que l'euro se rapprochait d'un creux de trois semaines face à son homologue américain, l'indice dollar, reflétant les performances du billet vert par rapport à un panier constitué de six de ses principaux rivaux, grimpant de 0.27% de son côté pour se situer à 80.32, aux abords d'un pic de sept semaines.

La force de la monnaie des États-Unis nuit généralement à l'or, les matières premières aux prix libellés en dollars se retrouvant plus coûteuses pour les détenteurs d'autres devises, diminuant ainsi leur attrait en tant qu'investissement alternatif.

La nervosité restait à l'ordre du jour, à l'affût de signes qui montreraient que l'Espagne s'apprêterait enfin à recourir à la bouée de sauvetage tendue par ses partenaires régionaux et ainsi activer le plan de rachat d'actifs par la Banque Centrale Européenne.

Les doutes concernant la capacité de la Grèce à remplir les objectifs de réduction des déficits imposés par la troïka des bailleurs de fonds s'étaient aussi trouvés renforcés par le chef de l'opposition nationale, déclarant que son parti voterait contre les mesures allant dans ce sens devant être proposées cette semaine au parlement.

Le métal jaune gardait cependant des partisans, les regards se tournant vers le conseil d'orientation de la banque centrale nippone de demain, dans l'expectative de nouveaux assouplissements de sa part.

De telles possibilités lui profitent généralement, car il est considéré comme un accumulateur de valeur sûr, et un rempart contre l'inflation.

Ses spécialistes voyaient aussi leur attention captée par l'étude sur la masse salariale non agricole des Etats-Unis de vendredi prochain, après que le taux des demandeurs d'emploi nationaux soit descendu sans crier gare de 8.1 à 7.8% en septembre.

Les doutes concernant la reprise économique américaine demeuraient en effet présents malgré la bonne surprise concernant la croissance du pays dévoilée vendredi.

Les inquiétudes au sujet de la reprise américaine demeuraient quand à elles présentes, malgré des chiffres de la croissance américaine du troisième trimestre supérieurs aux attentes dévoilés vendredi.

Le département d'état au commerce des États-Unis avait en effet rapporté vendredi que l'économie nationale avait réalisé une expansion de 2% de début juillet à fin septembre, dépassant légèrement les 1.9% espérés grâce à un renforcement des dépenses des consommateurs, prolongent ainsi les 1.3% du trimestre précédent.

D'un point de vue technique, la descente pourrait se prolonger à court terme après que les prix aient échoué à franchir la barre psychologique des 1 800 USD en début de mois.

Ils avaient ainsi établi le 5 octobre un sommet des 11 mois écoulés à 1 798.05 USD, encouragés par l'espoir que les décideurs des principales banques centrales procèdent à des accommodements afin de donner un coup de fouet à une économie internationale en berne.

Les futures sur l'argent pour décembre ont par ailleurs glissé de 0.3% pour chuter à 31.93 USD de l'once, et celles sur le cuivre à échéance identique ont laissé échapper 0.75% pour se retrouver à 3.522 USD la livre dans le même temps.